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Le programme a fait l'objet d'une réunion de travail le week-end dernier entre le NATIF et l'Association des entreprises scientifiques et technologiques du Vietnam, au siège du ministère des Sciences et des Technologies. Les discussions ont porté sur des propositions de projets d'innovation technologique intégrant l'IA.
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| Un programme de financement visant à accélérer l'adoption de l'intelligence artificielle (IA) par les entreprises est en étude. |
| Photo : ST/CVN |
Chu Duc Hoàng, chef du bureau du NATIF et responsable de la division du financement et de la commande de projets, a indiqué que ce programme s'inscrivait dans un nouveau cadre juridique, comprenant notamment la loi de 2025 sur les sciences et technologies ainsi que les décrets N°267/2025/ND-CP relatif aux missions scientifiques et technologiques et N°268/2025/ND-CP relatif aux activités d'innovation.
Le NATIF prévoit de sélectionner et de signer des contrats pour une quinzaine de projets clés d'application de l'IA en 2026. À partir de 2027, le programme devrait être élargi à environ 50 projets par an.
Le programme repose sur une version adaptée du modèle singapourien "100 Experiment", dans le cadre duquel les projets participants peuvent bénéficier d'un financement allant jusqu'à 150.000 dollars, soit environ 3 milliards de dôngs vietnamiens (VND).
Ce modèle a été adapté à l'environnement économique et technologique du Vietnam. Dans le cadre de ce modèle vietnamien, le programme réunit trois groupes d'acteurs.
L'État, représenté par le NATIF, assure le financement et définit les orientations stratégiques. Les entreprises identifient des problèmes concrets et fournissent les données nécessaires, tandis que les instituts de recherche, les universités, les experts, les équipes de recherche et les entreprises technologiques développent les solutions.
Les entreprises manufacturières et commerciales de taille moyenne ou grande, ayant des besoins concrets en matière d'IA et disposant de données suffisantes, constituent le groupe prioritaire pour soumettre les problématiques à traiter. Les entreprises technologiques, y compris les petites et micro-entreprises, peuvent participer en tant que fournisseurs de solutions. L'État financera jusqu'à 50% du coût total d'un projet approuvé, dans la limite de 3 milliards de dôngs. Les entreprises participantes devront assurer le financement restant, la priorité étant donnée aux apports en numéraire.
Le mécanisme de financement est également conçu pour lier le déblocage des fonds à l'avancement du projet, plutôt que de dépendre uniquement du règlement final.
"Par exemple, dans le cadre d'un financement échelonné, l'entreprise recevra 20 % lors de la première étape, une fois le problème lié à l'IA clarifié et les données préparées", a expliqué M. Hoàng. "Lors de la deuxième étape, après le développement réussi du modèle d'IA, l'État débloquera 30%. Enfin, lors de la troisième étape - lorsque le modèle sera mis en service au sein de l'entreprise, que son efficacité économique sera démontrée et que les gains de productivité auront été mesurés -, l'entreprise percevra les 50% restants".
Ce mécanisme vise à lier le financement public à des étapes mesurables du déploiement de l'IA, allant de la définition du problème et de la préparation des données jusqu'au développement du modèle et à sa mise en production.
Un vif intérêt dans le monde des affaires
Nguyên Thi Huong Liên, vice-présidente permanente de l'Association des entreprises scientifiques et technologiques du Vietnam (VST) et vice-présidente de la société Sao Thai Duong JSC, a indiqué que l'association avait reçu 26 propositions peu après avoir pris connaissance du programme.
Parmi elles, 14 entreprises se sont inscrites en tant qu'utilisatrices souhaitant mettre en œuvre des solutions d'IA, tandis que 12 se sont inscrites en tant que fournisseurs de solutions d'IA.
Nguyen Thi Huong Lien a souligné que le soutien financier de l'État à hauteur de 50 % constituait un atout majeur pour les entreprises manufacturières nationales, les aidant à surmonter les obstacles financiers liés à l'adoption de l'IA dans des domaines tels que l'automatisation, la gestion des ventes, le contrôle de la qualité et l'amélioration de la compétitivité face aux solutions étrangères.
Lors de la discussion, les entreprises ont soulevé des questions concernant les procédures de candidature et d'évaluation, ainsi que la manière de définir des problématiques d'IA pertinentes. Elles ont également exprimé le besoin d'entrer en contact avec des réseaux d'experts afin de mieux cerner leurs besoins technologiques spécifiques et d'identifier les solutions adaptées.
M. Hoàng a précisé que le NATIF aiderait les entreprises à clarifier leurs problématiques liées à l'IA, à adopter une démarche d'innovation structurée et à nouer des liens avec des experts compétents.
Il a également suggéré à la VST de mettre en place une équipe de conseil dédiée, dûment formée, afin d'offrir un accompagnement et un soutien directs aux entreprises membres à travers le pays.
VNA/CVN



