>> Promouvoir la réduction rapide et durable de la pauvreté
>> Le Vietnam jouera un rôle mondial accru
>> Le Vietnam concrétise ses engagements en matière de protection des droits humains
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| Kanni Wignaraja, sous-secrétaire générale de l’ONU et directrice du Bureau régional du PNUD pour l’Asie et le Pacifique. Photo : Lê Hoàng/VNA/CVN |
Le Vietnam, fort de son parcours de la guerre à la paix et du sous-développement à la prospérité, ainsi que de son expérience dans la conciliation entre croissance économique, progrès social et protection de la nature, peut apporter des enseignements précieux aux efforts visant à renforcer la confiance et l’efficacité du multilatéralisme.
C’est ce qu’a déclaré Kanni Wignaraja, sous-secrétaire générale de l’ONU et directrice du Bureau régional du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour l’Asie et le Pacifique, dans un entretien accordé à un correspondant de l’Agence Vietnamienne d’Information (VNA) à New York.
Forte de plus de 30 ans d’expérience au sein du système des Nations unies et ayant travaillé au Vietnam au début des années 2000, elle a estimé que l’histoire du développement du Vietnam, marquée par les réformes internes, l’ouverture et une intégration croissante au monde, constituait en elle-même une expérience remarquable.
Évoquant la participation du secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, Tô Lâm, à la Semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU, elle a souligné que la présence du Vietnam témoignait d’une vision du développement et de la politique étrangère plaçant la paix, la stabilité, la sécurité et le bien-être de la population au cœur des priorités.
L’expérience historique a permis au Vietnam de comprendre qu’un pays a besoin non seulement de sécurité à l’intérieur de ses frontières, mais aussi d’un environnement régional et international pacifique, stable et coopératif.
La sous-secrétaire générale de l'ONU a également salué les contributions croissantes du Vietnam aux mécanismes importants de l’ONU, notamment à travers ses mandats de membre non permanent du Conseil de sécurité, sa participation à l’Assemblée générale et au Conseil des droits de l’homme, ainsi que son engagement dans les opérations de maintien de la paix.
Selon elle, ces contributions traduisent une vision selon laquelle ce qui est bénéfique pour les autres pays et la communauté internationale l’est également pour le Vietnam.
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| Le matin du 22 septembre 2024 (heure locale), à New York, aux États-Unis, le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, Tô Lâm, a prononcé un discours lors du Sommet de l’avenir, organisé dans le cadre de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations unies. |
| Photo : VNA/CVN |
Elle a identifié deux enseignements majeurs que le Vietnam peut apporter à l’ONU et à la communauté internationale.
Le premier consiste à placer les populations, en particulier les groupes les plus vulnérables, au centre des politiques de développement. L’expérience vietnamienne montre qu’un développement centré sur l’humain doit se traduire par des politiques concrètes de réduction de la pauvreté, d’amélioration de l’accès aux services essentiels, de renforcement de la protection sociale et de développement de l’éducation et de la santé.
Le deuxième enseignement est qu’un pays ne doit pas nécessairement choisir un objectif unique ou suivre une trajectoire de développement linéaire.
Le Vietnam a montré qu’il était possible de renforcer simultanément les institutions et la gouvernance publique, de favoriser le développement du secteur privé, de promouvoir la croissance économique et de préserver la nature, les ressources et la biodiversité.
Concernant la réforme de l’ONU, elle a estimé qu’il fallait d’abord définir les résultats recherchés pour les populations avant de modifier les structures et les mécanismes de fonctionnement. Elle a notamment cité l’expérience vietnamienne du modèle "Delivering as One", lancé à titre pilote il y a une quinzaine d’années, qui visait à renforcer la cohérence et l’efficacité des activités des agences onusiennes au niveau national.
S’agissant des Objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030, elle a souligné le rôle essentiel des jeunes. L’Asie-Pacifique compte quelque 700 millions de personnes âgées de 16 à 24 ans, mais l’écart entre leurs aspirations croissantes et les possibilités réelles d’emploi et de développement risque d’alimenter la frustration et d’éroder la confiance.
Alors que le Vietnam entre dans une phase de vieillissement démographique, elle a appelé à adopter une approche fondée sur l’ensemble du cycle de vie, en garantissant à chacun l’accès aux opportunités.
Elle a notamment insisté sur la nécessité d’investir davantage dans la santé et de moderniser l’éducation pour répondre aux besoins des nouveaux emplois.
Le PNUD et l’ONU continueront à soutenir le Vietnam dans ses efforts de développement, tandis que le pays apportera à son tour son expérience, ses ressources, sa voix et une responsabilité croissante à la communauté internationale, a-t-elle conclu.
VNA/CVN




