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| Au guichet de paiement des frais à l'hôpital général de Lâm Hoa, province de Hung Yên (Nord). |
| Photo : VNA/CVN |
Conformément aux orientations nationales en matière de transformation numérique, les établissements de santé ont intensifié le déploiement de solutions de paiement modernes, marquant une rupture avec les méthodes traditionnelles de règlement en espèces.
Selon une enquête exhaustive du ministère de la Santé menée auprès de 828 établissements médicaux, incluant des hôpitaux généraux, spécialisés et des centres de santé de proximité, 95% des unités ont d’ores et déjà intégré des modes de paiement mixtes.
Cette transition technologique s’appuie sur une diversification des outils mis à disposition des patients, allant du scan de codes QR aux virements bancaires, en passant par les cartes bancaires et les portefeuilles électroniques intégrés aux applications hospitalières.
Les statistiques révèlent une prédominance marquée du code QR, utilisé dans près de 89% des cas, suivi de près par les virements bancaires à plus de 84%. Dans plusieurs grands centres hospitaliers nationaux et provinciaux, la part des transactions électroniques atteint des sommets, représentant parfois entre 70% et 90% des frais de scolarité et de soins perçus.
Ce changement de paradigme, qui s'étend progressivement des métropoles vers les zones rurales, permet non seulement de réduire les erreurs comptables grâce à l'interopérabilité des logiciels de gestion, mais surtout d'améliorer significativement le confort des patients en supprimant les files d'attente aux guichets.
Au-delà de la simple commodité, la numérisation des flux financiers constitue un levier majeur de transparence et d'efficacité administrative pour les hôpitaux. Pour les usagers, les bénéfices sont tangibles : gain de temps précieux, sécurité accrue lors des déplacements et simplification des procédures, particulièrement lors des situations d'urgence.
Néanmoins, Trân Van Thuân, vice-ministre de la Santé, souligne que le déploiement reste inégal sur l’ensemble du territoire. Des défis persistent, notamment l’obsolescence relative des infrastructures informatiques dans certaines zones reculées et la fracture numérique touchant les personnes âgées et les groupes vulnérables, encore parfois réticents face aux outils dématérialisés.
Pour réduire ces disparités, le ministère de la Santé promeut une stratégie plaçant l’usager au centre, fondée sur les données et portée par la transformation numérique. Il est également nécessaire d’accélérer la standardisation des systèmes afin de garantir une connexion fluide entre l’accueil, les soins, les examens paracliniques et la facturation. Le secteur renforce par ailleurs la collaboration avec les institutions bancaires et les entreprises technologiques afin de perfectionner les infrastructures, améliorer la qualité des services et élargir le champ d’application des solutions numériques.
Selon le vice-ministre Trân Van Thuân, cette mutation n’est pas seulement une évolution technique, mais constitue une étape cruciale dans la modernisation de la gouvernance hospitalière, visant une gestion financière plus rigoureuse et une amélioration continue de la qualité du service public.
VNA/CVN




