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| Le ministre français du Travail, Jean-Pierre Farandou, et la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, à l'issue d'une réunion à Paris le 13 avril. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
En plein débat sur la possibilité pour les boulangers et fleuristes de faire travailler leurs salariés le 1er mai, jour traditionnellement chômé et payé, la secrétaire générale de la centrale Sophie Binet a appelé le 17 avril à l'instauration d'un 8 mars férié.
"On a 11 jours fériés en moyenne" en France, "contre 12 en moyenne en Union européenne. Et donc nous voulons un nouveau jour férié le 8 mars, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, qui doit devenir comme le 1er mai un jour férié, chômé et rémunéré", a-t-elle dit.
Interrogé à ce sujet par la Tribune Dimanche, Jean-Pierre Farandou répond qu'il "souhaite surtout que les Françaises et les Français soient plus nombreux à travailler - je pense aux jeunes et aux salariés les plus expérimentés - pour permettre à la France de produire plus, de rester souveraine et aussi de financer son modèle social".
"Mais", ajoute-t-il, "je veux évidemment redire l’importance du 8 mars et de l’égalité femmes-hommes dans le monde du travail."
Concernant l'accord trouvé avec les artisans boulangers et les artisans fleuristes autour du travail le 1er mai, le ministre du Travail se dit "heureux" d'avoir "réussi à trouver une solution par le dialogue social" qui respecte "le symbole du 1er mai".
Il déplore à l'inverse le rejet par l’Assemblée nationale, en première lecture, du texte de loi reprenant l’accord entre les organisations patronales et syndicales sur les ruptures conventionnelles.
"Avec ce rejet, certains veulent mettre en panne la démocratie sociale", estime Jean-Pierre Farandou, qui prévient qu'au moment du vote en seconde lecture "il ne faudra pas changer une virgule de cet accord, sinon nous allons modifier l’équilibre trouvé par les partenaires sociaux" et "ce ne serait pas les respecter".
Pour faire vivre le dialogue social, il annonce par ailleurs son intention de transformer "le ministère du Travail historique, rue de Grenelle, à Paris, aujourd’hui inoccupé" en un lieu ouvert aux partenaires sociaux, et de rénover les "Bourses du travail, patrimoine essentiel de notre histoire sociale souvent dégradé".
AFP/VNA/CVN



