Dans un marché de Bamako (Mali), le 14 février. |
"Ce déplacement a pour objectif d'évaluer avec les autorités maliennes les besoins prioritaires pour la reprise de la coopération", a déclaré le ministre français, qui doit rencontrer le 19 février à Bamako le président intérimaire Dioncounda Traoré.
"Nous avons arrêté l'aide dite au développement pendant des mois suite au coup d'État, et maintenant nous reprenons aujourd'hui même", a précisé M. Canfin, qui a visité à Mopti un hôpital financé par la France et la Belgique à hauteur de 16 millions d'euros. "J'ai vu des enfants au service de maternité qui seraient morts si cet hôpital n'était pas là aujourd'hui", a-t-il dit, ajoutant qu'"il y a beaucoup de choses à améliorer".
"À Tombouctou (Nord-Ouest), il n'y a l'eau et l'électricité que pour quelques jours. Il y a donc des urgences pour faire repartir le pays. C'est une responsabilité pour la France de faire gagner la paix au Mali", a-t-il ajouté.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a annoncé le 18 février la tenue à la mi-mai à Bruxelles d'une nouvelle conférence des donateurs pour le Mali afin, a-t-il dit, d'"accompagner le processus de stabilisation" du pays tant sur le plan politique qu'en matière de développement.
"Nous allons travailler ensemble sur une liste de priorités sur laquelle nous serons d'accord afin de reprendre de la manière la plus efficace l'aide publique au développement", a précisé Pascal Canfin. La France a "aujourd'hui 150 millions d'euros qui ont été gelés" en raison des événements au Mali et qui serviront à "financer des anciens projets mais aussi des nouveaux projets" parce que la situation a changé, a-t-il ajouté.
AFP/VNA/CVN