"Si l'Iran souhaite me contacter directement pour me proposer d'avoir de vraies discussions au sujet des capacités en matière d'armes nucléaires, je serai ravie d'en discuter avec mes collègues" du groupe des 5+1, a-t-elle dit lors d'un point presse à Bruxelles.
Le groupe des 5+1 comprend les 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, France, Royaume-Uni, Russie, États-Unis) et l'Allemagne.
Mme Ashton a confirmé avoir été sondée de façon informelle par plusieurs "pays tiers" en vue de négociations directes avec l'Iran.
Selon un porte-parole, Mme Ashton a demandé au ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu de prendre contact avec les Iraniens en vue d'arranger un éventuelle rencontre en Turquie.
M. Davutoglu, en visite le 10 mai soir à Bruxelles, a annoncé lors d'un point presse qu'il avait rencontré Mme Ashton et avait eu dans la foulée un entretien téléphonique avec son homologue iranien Manouchehr Mottaki. "Je suis optimiste quant à des démarches qui pourraient être lancées dans les jours à venir", a ajouté M. Davutoglu, se disant heureux de constater que Mme Ashton avait "la même approche" que lui sur ce dossier.
La "condition" pour de telles négociations est qu'elles portent "de façon spécifique et exclusive sur la question des armes nucléaires pour l'Iran", a insisté pour sa part Mme Ashton.
Si une telle proposition est faite, "j'en discuterai avec mes collègues du groupe 5+1" pour décider de la suite à y donner, a souligné Mme Ashton.
En parallèle, les négociations sur un nouveau train de sanctions contre l'Iran se poursuivent à New York, où Mme Ashton a eu des entretiens la semaine dernière.
La semaine dernière, à l'issue d'un entretien avec M. Davutoglu à Istanbul, le ministre iranien des affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait accepté l'idée de nouvelles discussions en Turquie avec les pays occidentaux sur son programme nucléaire.
AFP/VNA/CVN