La Bourse de Paris finit en légère hausse après le ralentissement de l'inflation américaine

La place parisienne a clôturé en légère hausse de 0,33% jeudi 11 août, réagissant prudemment à la publication sur les prix à la production américains, marqueurs d'un ralentissement de l'inflation outre-Atlantique.

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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

 

L'indice CAC 40 a terminé en hausse de 21,23 points à 6.544,67 points, après avoir pris 0,52% la veille. Les investisseurs ont réagi avec prudence après l'annonce du recul des prix de gros aux États-Unis, pour la première fois depuis avril 2020, qui a pourtant donné un signal supplémentaire d'un ralentissement de l'inflation aux États-Unis.

"Après les gains d'hier, qui ont vu les marchés européens clôturer à des sommets de deux mois, la journée a été beaucoup plus difficile, malgré la résistance continue des marchés américains", commente Michael Hewson de CMC Markets. L'Europe reste plus "sensible à la hausse des prix de l'énergie, notamment du gaz naturel", ajoute-t-il.

Le contrat de référence du gaz naturel en Europe montait de 1,33% à vers 16h20 GMT, après avoir dépassé 216 euros le mégawattheure (MWh) plus tôt. D'autant plus que l'Europe fait toujours face au risque que la Banque Centrale Européenne (BCE) ne continue d'augmenter ses taux d'intérêt, souligne Patrice Gautry, chef économiste au sein de l’Union Bancaire Privée.

Aux États-Unis, les investisseurs estiment désormais que la Réserve fédérale devrait réduire l'ampleur de ses hausses de taux directeurs, maintenant que l'évolution des prix montre des signes de ralentissement.

Secteur de la santé pris en grippe

Valneva a reculé de 1,52% à 10,01 euros après avoir annoncé jeudi 11 août revoir fortement à la baisse ses prévisions de bénéfice, dans une fourchette de 340 millions à 360 millions d'euros pour l'année 2022, contre une fourchette comprise entre 430 millions et 590 millions jusque-là.

Le laboratoire franco-autrichien a creusé sa perte nette au premier semestre 2022 sur un an, pénalisé par son vaccin contre le COVID-19, dont les ventes ont été significativement réduites dans l'Union européenne.

De son côté, Sanofi a clôturé à -3,33% à 84,75 euros après la publication d'une note de la banque UBS qui a ravivé les craintes quant à un litige autour d'un médicament du laboratoire. UBS s'inquiète notamment du litige autour du Zantac, un médicament utilisé contre les brûlures d'estomac, autrefois en vente libre aux États-Unis et au Canada et retiré en 2019.


AFP/VNA/CVN