15/05/2021 14:01
Des avions de combat israéliens ont frappé des cibles dans le centre de Gaza pendant la nuit de vendredi à samedi 15 mai, selon l'armée israélienne, à l'issue d'une journée de violences meurtrières en Cisjordanie, alors que des troubles sans précédent persistent en Israël.
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Tirs de roquettes depuis Gaza en direction d'Israël le 15 mai 2021. 
Photo : AFP/VNA/CVN


Depuis lundi 10 mai, le bilan des victimes palestiniennes des raids aériens à Gaza s'élève à 126 morts, dont 31 enfants, et 950 blessés, selon les autorités palestiniennes.

Tôt samedi 15 mai, l'armée israélienne a déclaré qu'elle avait frappé un "bureau d'opération" du Hamas près du centre de la ville de Gaza, avec des frappes supplémentaires nocturnes visant ce que l'armée a appelé des "sites de lancement souterrains" de roquettes. Elle a également frappé "un site de renseignement militaire", a-t-elle aussi indiqué sur Twitter, ainsi que des "sites de lancement de fusées sol-surface" et "deux escouades terroristes".

Plus de 2.000 roquettes ont été lancées sur le territoire israélien depuis lundi 10 mai, tuant 9 personnes, dont un enfant et un soldat, et faisant plus de 560 blessés. Selon l'armée, le bouclier antimissile "Dôme de fer" a intercepté environ 90% de ces roquettes.

Malgré les appels internationaux à la désescalade, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a prévenu que son armée infligerait de "sérieux revers" au mouvement "terroriste" Hamas qui contrôle l'enclave palestinienne de Gaza. "Ils payent et continueront de payer chèrement. Ce n'est pas encore fini".

Affrontements nocturnes 


Un panache de fumée après une frappe israélienne à Gaza le 15 mai 2021. 
Photo : AFP/VNA/CVN


Le nouveau cycle de violences a été déclenché après un barrage de roquettes du Hamas tirées vers Israël en "solidarité" avec les centaines de Palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Ces affrontements sur le troisième lieu saint de l'islam s'étaient produits après plusieurs jours de heurts à Jérusalem-Est, dus principalement aux menaces d'expulsion de familles palestiniennes au profit de colons juifs.

Israël a commencé à bombarder Gaza lundi 10 mai en réponse aux tirs de roquettes sur Jérusalem de la part du parti islamiste du Hamas et d'autres groupes armés palestiniens dans l'enclave. Samedi matin 15 mai, des alarmes continuaient à retentir dans le sud du pays.

Au total, Israël a frappé environ 800 cibles, notamment le réseau de tunnels souterrains qui permettent aux combattants et dirigeants du Hamas de se déplacer, ainsi qu'une "brigade terroriste" responsable des tirs de roquettes.

Les explosions et leurs champignons de fumée visibles à des kilomètres, ont laissé des pâtés de maisons entiers en ruines dans le petit territoire palestinien où s'entassent quelques deux millions de Palestiniens.

En Cisjordanie, de Ramallah à Hébron et à travers tout le territoire occupé par Israël depuis 1967, les Palestiniens ont lancé des pierres, des cocktails Molotov et d'autres projectiles sur les forces israéliennes, qui ont riposté avec des balles en caoutchouc et, dans certains cas, des balles réelles.

Un Palestiniens a été abattu après avoir tenté de poignarder un soldat au nord de Ramallah, a déclaré l'armée israélienne, qui a fait état tôt samedi d'une nouvelle tentative d'attaque au couteau pendant "une violente émeute" à Naplouse.

De nouvelles tensions nocturnes ont par ailleurs frappé le quartier de Shuafat à Jérusalem-Est, où de jeunes manifestants palestiniens masqués ont incendié des débris, et la police israélienne a répondu avec des gaz lacrymogènes.

Frontière israélo-libanaise 


Des soldats israéliens montent la garde à Métula (Israël) à la frontière avec le Liban, le 14 mai 2021. Photo : AFP/VNA/CVN


Israël combat également sur un autre front : l'escalade depuis mardi 11 mai avec des heurts et échanges de coups de feu entre Arabes et Juifs dans plusieurs villes mixtes du pays. Près de 1.000 policiers ont été appelés en renfort et plus de 450 personnes, Juifs et Arabes, ont été arrêtées au total dont 52 vendredi 14 mai.

À Lod, juifs et arabes s'apprêtaient à vivre leur quatrième nuit de couvre-feu.

Les émeutiers arabes israéliens "sont une minorité significative qui mine les liens tissés entre Juifs et Arabes", a commenté M. Netanyahu, en annonçant le déploiement de nouvelles forces. Les Arabes Israéliens sont les Palestiniens restés sur leur terre à la création d'Israël en 1948.

Et peut-être un quatrième front ? À la frontière israélo-libanaise, des soldats israéliens ont tiré sur des manifestants libanais qui ont réussi à brièvement s'introduire du côté israélien. Un membre du Hezbollah participant à la manifestation a été tué par les tirs. En soirée, trois roquettes ont été tirées vers le territoire israélien depuis la Syrie, un autre voisin d'Israël, sans faire de dégâts.

Face à l'escalade, le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir dimanche 16 mai.

AFP/VNA/CVN

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