14/05/2021 16:57
La secrétaire d'État, Sophie Cluzel, a annoncé jeudi 13 mai qu'elle ne présenterait finalement "pas de liste" de la majorité pour les régionales en Paca, objet d'un bras de fer autour d'une alliance LR-LREM, et apporté son "soutien" à la liste du LR Renaud Muselier.
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Sophie Cluzel le 12 févier à Paris, lors d'un déplacement au centre d'appel contre les discriminations.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Renaud Muselier a su entendre nos préoccupations et su bâtir une liste de rassemblement, autour de compétences régionales où nos valeurs sont représentées", a affirmé la secrétaire d'État, Sophie Cluzel, aux personnes handicapées dans un communiqué.

"C'est donc en responsabilité que je ne présenterai pas de liste de la majorité présidentielle dans notre Région Sud et que j'apporte mon soutien à la liste que conduit Renaud Muselier", a-t-elle ajouté.

Le 5 mai, Mme Cluzel avait pourtant assuré qu'elle restait "candidate de la majorité présidentielle" et que celle-ci serait "représentée au premier tour des régionales" le 20 juin prochain.

Mais Renaud Muselier a assuré mercredi 12 mai qu'il n'y aurait pas Sophie Cluzel sur sa liste, mais d'autres membres de LREM - au grand dam de LR qui redoute qu'aucun parlementaire issu de ses rangs ne figure parmi les candidats.

Le président sortant de la région Paca, à la recherche de la meilleure formule pour battre le Rassemblement national qui est donné vainqueur au premier tour selon plusieurs sondages, doit dévoiler ses têtes de listes vendredi 14 mai.

Se disant "loin des oukases parisiens et des attitudes politiciennes de certains", Mme Cluzel prône "le dépassement des clivages dans le seul intérêt des habitants de notre région".

"Apaisement, audace et proximité doivent être les maîtres mots de la prochaine mandature", ajoute-t-elle.

Les régionales en Paca font l'objet d'un bras de fer politique autour d'une éventuelle alliance entre LREM et LR, redoutée par l'appareil LR qui dénonce une manoeuvre opportuniste visant à l'affaiblir, notamment en vue de la présidentielle de 2022.

Renaud Muselier au siège de LR le 4 mai.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le 2 mai, le Premier ministre Jean Castex avait bouleversé la donne en annonçant le retrait de la liste de Mme Cluzel au profit de celle de M. Muselier, parlant au passage de "recomposition politique".

Cette annonce avait provoqué un véritable psychodrame au sein des Républicains, qui avaient finalement maintenu leur soutien à M. Muselier en échange de l'assurance qu'il n'y aurait "aucun accord avec LREM". Cet accord avait provoqué le départ du parti de deux élus LR, le maire de Nice, Christian Estrosi et celui de Toulon, Hubert Falco.

Après l'annonce du retrait de Mme Cluzel, le candidat RN Thierry Mariani (lui-même ex-LR) a affirmé que "la comédie finit comme nous l'annoncions : En Marche et Les Républicains seront bien ensemble sur la même liste". "Aux électeurs de droite de décider si en Paca ils se résignent à devenir les supplétifs de Macron", a-t-il lancé sur twitter.

Côté LR, le député des Alpes maritimes Eric Ciotti a déploré "une trahison" et estimé que Renaud Muselier "devient le candidat d'En Marche".

Le maire LR du Touquet, Daniel Fasquelle, a lui vu dans ce retrait "la preuve de la très grande faiblesse du mouvement macroniste dans cette région. Merci à LREM d'arrêter de brouiller les cartes et de faire monter le RN", a-t-il tweeté.

Selon deux sondages publiés mardi 11 mai, la liste RN de Thierry Mariani  arriverait en tête du premier tour et, pour la première fois, du deuxième tour le 27 juin en cas de triangulaire, devant la liste de Renaud Muselier.

AFP/VNA/CVN

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