Gaza : ouverture des points de passage après une trêve entre Israël et le Jihad islamique

Des camions de carburant sont entrés dans la bande de Gaza lundi matin 8 août, après l'entrée en vigueur d'une trêve entre le Jihad islamique et Israël au terme de trois jours d'hostilités qui ont coûté la vie à 44 Palestiniens dans des frappes israéliennes sur l'enclave.

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Des camions de carburant entrent dans la bande de Gaza par le point de passage de Kerem Shalom, le 8 août à Rafah.
Photo : AFP/VNA/CVN

Un journaliste de l'AFP a vu entrer des camions de carburant par le point de passage des marchandises de Kerem Shalom, dans le Sud de la bande de Gaza. Samedi 6 août, la seule centrale électrique de Gaza a été mise à l'arrêt en raison d'une pénurie de carburant.

Les points de passage entre l'État hébreu et la bande de Gaza, fermés mardi 2 août par Israël, ont été rouverts "pour des besoins humanitaires lundi 8 août", a annoncé dans un communiqué le Cogat, l'organe du ministère israélien de la Défense qui supervise les activités civiles dans les Territoires palestiniens.

"Le retour à la routine se fera en fonction des développements de la situation et si la sécurité est respectée", ajoute le communiqué.

Après cette trêve négociée par l'Égypte, intermédiaire historique entre Israël et les Palestiniens, l'État hébreu a aussi annoncé la reprise de la circulation ferroviaire dans la zone proche de la bande de Gaza et autorisé ses citoyens vivant dans les villages limitrophes de l'enclave palestinienne de quitter les abris.

Médicaments, électricité

Dimanche, le bureau du Premier ministre israélien Yaïr Lapid a affirmé que la trêve entrerait en vigueur à 23h30 locales, tout en soulignant que son pays "se réservait le droit de répondre fermement à toute violation".

Un Palestinien récupère des affaires dans les décombres de sa maison, le 8 août à Rafah, dans le Sud de la bande de Gaza.
Photo : AFP/VNA/CVN

À Gaza où il est implanté, le Jihad islamique a lui confirmé qu'il "cesserait les hostilités" à partir de cette heure-là, mais a aussi averti qu'il se réservait "le droit de répondre à toute (nouvelle) agression" israélienne.

Joe Biden a salué le cessez-le-feu et remercié le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi pour le rôle joué par son pays dans sa négociation. Le président américain a également demandé que des enquêtes soient menées sur les victimes civiles, qu'il a qualifiées de "tragédie".

L'émissaire de l'ONU pour le Proche-Orient Tor Wennesland a salué sur Twitter l'accord de trêve mais affirmé "que la situation rest(ait)e très fragile".

L'accord de trêve prévoit entre autres "l'engagement de l'Égypte à œuvrer en faveur de la libération de deux prisonniers" du Jihad islamique aux mains d'Israël, a affirmé le groupe palestinien.


AFP/VNA/CVN