>> À Gaza, un casque de réalité virtuelle pour soulager des enfants traumatisés
>> Gaza : l'UNICEF alerte sur la malnutrition des femmes enceintes et allaitantes
![]() |
| Un camp de déplacés palestiniens dans le quartier de Zeitoun de la ville de Gaza, le 11 décembre. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Ces intempéries liées à la tempête Byron balayent depuis le 10 décembre tentes et abris de fortunes, aggravant la détresse des habitants dont la quasi-totalité a été déplacée par plus de deux années de guerre.
Les secours sont intervenus après l'effondrement de 13 maisons "en raison de fortes pluies et de vents violents", selon un communiqué de la Défense civile, qui opère sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas.
Son porte-parole, Mahmoud Bassal, a indiqué que six personnes avaient péri quand une maison s'est écroulée à Bir al-Naja (Nord), et cinq autres lors de l'effondrement de murs dans des incidents distincts.
Deux corps ont également été retrouvés dans les décombres d'une habitation du quartier de Cheikh Radwan, à Gaza-ville (Nord), a-t-il ajouté.
Trois enfants sont en outre morts d'exposition au froid, d'après la même source.
À Gaza-ville, l'hôpital Al-Chifa a confirmé le décès de Hadil Al-Masri, neuf ans, et de Taim Al-Khawaja, âgé de quelques mois. L'hôpital Nasser de Khan Younès (Sud) a annoncé celui de Rahaf Abou Jazar, huit mois, dans le campement de tentes voisin d'Al-Mawassi.
À Nouseirat (Centre), des Palestiniens tentaient le 12 décembre d'évacuer l'eau autour de leurs tentes en bâches plastiques à l'aide de bols, seaux et pelles, au milieu des gravats laissés par la guerre destructrice entre Israël et le Hamas.
Des enfants, certains pieds nus, avançaient en trébuchant dans des flaques d'eau boueuse tandis que la pluie continuait de tomber.
"Ils ont dormi dans des draps mouillés (...). Nous n'avons pas de vêtements secs pour nous changer", raconte Oumm Mouhammad Jouda.
"Nous sommes six à dormir sur un seul matelas, et nous nous couvrons avec nos vêtements faute de couvertures", déplore Saif Ayman, 17 ans, dont la tente a été inondée.
Selon Jonathan Crickx, porte-parole de l'UNICEF, actuellement à Gaza, les températures nocturnes pourraient tomber autour de huit ou neuf degrés. "Les pluies sont intenses, et ces familles vivent dans des tentes improvisées battues par le vent, à peine protégées par une bâche en plastique", a-t-il relaté.
Un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, entré en vigueur en octobre, a permis d'assouplir partiellement les restrictions sur l'entrée de marchandises et d'aide humanitaire, mais ces approvisionnements restent insuffisants, selon l'ONU.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti le 12 décembre que des milliers de familles se trouvaient "abritées dans des zones côtières de faible altitude ou encombrées de débris, sans systèmes de drainage ni barrières de protection".
"Les conditions hivernales, combinées à une eau et un assainissement insuffisants, devraient entraîner une recrudescence des infections respiratoires aiguës", a-t-elle prévenu.
Le responsable de l'UNICEF a lui aussi mis en garde contre le risque de propagation de maladies, décrivant des "conditions d'hygiène et sanitaires absolument effroyables".
AFP/VNA/CVN




