>> Le Vietnam entend consolider ses débouchés agricoles au Moyen-Orient
>> Pour accéder efficacement aux marchés français et européen
![]() |
| Sélection des pamplemousses pour l'exportation. |
| Photo : VNA/CVN |
Entre janvier et août, les exportations de produits agricoles, sylvicoles et aquatiques se sont élevées à près de 49,31 milliards de dollars, en hausse de 7% sur un an. Les fruits et légumes ont constitué l’un des points forts de cette dynamique, avec une progression de 24,9%. Pour le seul mois d’août 2026, le chiffre d’affaires à l’exportation de cette filière a atteint environ 1,24 milliard de dollars.
Dang Phuc Nguyên, secrétaire général adjoint de l’Association des fruits et légumes du Vietnam, prévoit que les exportations de la filière pourraient atteindre entre 9,5 et 10 milliards de dollars en 2026. Les mois de septembre et d’octobre devraient connaître une forte croissance, avec des recettes mensuelles pouvant dépasser un milliard de dollars. Le durian demeure le principal moteur de cette expansion, avec un chiffre d’affaires annuel estimé entre 4 et 4,5 milliards de dollars, représentant 40% à 45% de la valeur totale des exportations de fruits et légumes.
![]() |
| Les exportations des produits aquatiques ont le vent en poupe. |
| Photo : VNA/CVN |
En ce qui concerne les marchés d’exportation, la Chine reste le premier débouché, absorbant 58,9% de la valeur totale des exportations vietnamiennes. Les États-Unis arrivent en deuxième position avec 7,6%, suivis de la République de Corée avec 4,2%. Au cours des sept premiers mois de l’année, les ventes vers la Chine ont augmenté de 33,1%, celles vers les États-Unis de 14,4% et celles vers la République de Corée de 9,6%.
Nguyên Van Muoi, président du Club des entreprises d’agriculture tropicale, a indiqué que la Chine demeurait un marché majeur en raison de sa forte demande et de sa proximité géographique. Selon lui, bien que la diversification des marchés soit nécessaire, il reste difficile de remplacer la Chine à court terme. L’Inde représente un marché potentiel, mais son développement nécessitera du temps en raison des différences dans les habitudes de consommation.
![]() |
Pour atteindre l’objectif de 9,5 à 10 milliards de dollars, Nguyên Van Muoi souligne l’importance du strict respect des réglementations des marchés importateurs, notamment en matière de traçabilité de l’origine et d’enregistrement des zones de production et des installations de conditionnement. Il estime que la qualité doit être contrôlée dès les zones de production. Le respect du référentiel VietGAP doit également servir de base avant de passer à des standards internationaux plus exigeants.
![]() |
| Les produits vietnamiens continueront notamment à renforcer leur présence sur des marchés potentiels. |
| Photo : VNA/CVN |
Le ministère de l’Agriculture et de l’Environnement prévoit par ailleurs d’intensifier la promotion commerciale et de diversifier les marchés d’exportation. Les produits vietnamiens continueront notamment à renforcer leur présence sur des marchés potentiels tels que l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, tandis que les exportations de durian congelé, de produits transformés et de produits adaptés aux différents marchés seront encouragées.
Après huit mois, l’objectif de 9,5 à 10 milliards de dollars reste ainsi à portée. La maîtrise des récoltes, le développement de la transformation et le maintien de la qualité, de la production jusqu’à l’exportation, seront essentiels pour permettre aux fruits et légumes vietnamiens de poursuivre leur progression.
VNA/CVN





