04/07/2022 13:38
Parité, équilibres politiques, cas Damien Abad : Emmanuel Macron et Elisabeth Borne mettent les dernières touches au casse-tête du nouveau gouvernement, dont l'annonce, imminente, doit enfin lancer le second quinquennat du chef de l'État.
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Le président de la région Grand Est Jean Rottner, ici avec Emmanuel Macron (gauche), le 12 avril, est pressenti pour entrer au gouvernement.
Photo : AFP/VNA/CVN

La nouvelle présidente du groupe LREM à l'Assemblée nationale Aurore Bergé a souligné dimanche 3 juillet à la mi-journée "attendre ce remaniement dans les prochaines heures".

Une fois formé, ce "collectif" sera "là pour répondre aux préoccupations des Français", au premier rang desquelles celle du pouvoir d'achat, et sera "installé définitivement, parce que nous sommes là pour durer", a-t-elle fait valoir au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Parmi les noms des possibles entrants régulièrement cités ces dernières heures, ceux de Frédéric Valletoux, maire Horizons de Fontainebleau et président de la Fédération hospitalière de France (FHF), de Philippe Juvin, député LR des Hauts-de-Seine, Jean Rottner, président LR de la région Grand-Est, et Arnaud Robinet, maire Horizons de Reims (Marne).

Mais aussi Catherine Vautrin, ancienne ministre de la Cohésion sociale de Jacques Chirac un temps pressentie pour Matignon au lendemain de la présidentielle, Jean-Marc Zulesi, député LREM, Fabienne Keller, eurodéputée Renaissance, et les possibles retours de Joël Giraud et Sarah El Haïry, secrétaires d'État chargés respectivement de la Ruralité et de la Jeunesse dans le précédent quinquennat.

"Feuille de route"

Le président de la région Grand Est Jean Rottner, ici avec Emmanuel Macron, le 12 avril, est pressenti pour entrer au gouvernement.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le point commun des nouveaux membres du gouvernement sera de "pouvoir partager la feuille de route qui a été choisie par les Français" avec l'élection d'Emmanuel Macron, souligne Aurore Bergé, laissant entendre que les oppositions réclamant un projet "amendé" en seront pour leurs frais.

Si bâtir l'équilibre d'une nouvelle équipe est toujours complexe, l'exercice l'est cette fois-ci plus encore après la claque de la perte de la majorité absolue à l'Assemblée nationale en juin, qui devrait obliger l'exécutif à accroître la place des partenaires MoDem et Horizons de LREM, et à tenter des prises à droite ou à gauche, dans le cadre du "dépassement" politique prôné par Emmanuel Macron.

Un poids lourd du gouvernement évoquait vendredi 1er juillet la nécessité d'avoir surtout des ministres "compétents", et ayant "la maîtrise du parlement" où vont devoir se bâtir des compromis.

Pour le président du MoDem François Bayrou, face aux "graves" questions rencontrées par la France, "il est bon qu'il y ait des personnalités politiques, qui ont en tête que les problèmes du pays ne se découpent pas dossier par dossier", a-t-il souligné sur LCI dimanche 3 juillet, mettant implicitement en garde contre les profils trop technocratiques.

La Première ministre Elisabeth Borne a ainsi multiplié les rencontres avec les patrons de groupes à l'Assemblée ces derniers jours, pour finir avec des échanges avec Emmanuel Macron vendredi.

Il s'agit d'abord de remplacer les trois ministres ayant échoué aux législatives, toutes des femmes, en continuant à respecter la parité : Amélie de Montchalin (Transition écologique), Brigitte Bourguignon (Santé) et Justine Bénin (Mer). Sans compter Yaël Braun-Pivet (Outre-mer), qui vient d'être élue présidente de l'Assemblée nationale.
AFP/VNA/CVN

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