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| Alexia Putellas avec son Ballon d'or, le troisième de sa carrière, lundi soir 26 octobre à Londres. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Celle que toute l'Espagne appelle par son prénom, et qui partageait son trône avec sa coéquipière barcelonaise Aitana Bonmati, lauréate en 2023, 2024 et 2025, s'y est ré-installée lundi 26 octobre à Londres, sa nouvelle terre d'adoption, après toute une vie au Barça.
Vingt ans au total, dont quatorze dans l'équipe première catalane, devenue la locomotive du football féminin en Europe, avec quatre Ligues des champions remportées depuis 2021 et dix championnats d'Espagne.
C'est donc avec le coeur lourd, mais avec une armoire à trophées pleine à craquer, que la capitaine blaugrana, brassard autour du bras, a quitté son club de toujours par la grande porte, en soulevant une quatrième C1, son 38e trophée en club.
"Nous avons mené l'équipe féminine plus loin que nous ne l'aurions jamais imaginé. Au début, le métier de footballeuse n'était même pas reconnu comme une profession, et aujourd'hui, je ne peux que me sentir privilégiée d'avoir pris part à cette évolution", déclarait-elle en fin de saison dernière.
"Plus qu'une footballeuse"
C'est ce qui fait de Putellas "plus qu'une footballeuse", comme l'a écrit le Barça lors de l'annonce de son départ au London City Lionesses l'été dernier.
"Au-delà des trophées, son impact se mesure à la manière dont elle a élevé le niveau de la compétition et inspiré des générations de joueuses à travers le monde", estimait le club catalan.
Aujourd'hui, à Barcelone et ailleurs en Espagne, "dès le plus jeune âge, les parents mettent un ballon aux pieds de leur fils, et aussi de leur fille. Au final, on constate que nous sommes devenues des références pour les deux", expliquait Putellas fin septembre.
Ce troisième Ballon d'Or, quatre ans après le deuxième, vient symboliser l'énorme résilience de la capitaine barcelonaise, revenue d'une grave blessure au genou subie en juillet 2022, qui l'a privée de l'Euro avec la Roja.
Retour en grâce
"Le Ballon d'Or? Ce n’est pas une question de le récupérer, je ne l'ai jamais considéré comme mien... Comme j'ai déjà vécu cela, j'en profite davantage aujourd’hui. Depuis que j'ai subi cette blessure, j'essaie de profiter de chaque instant comme si c'était le dernier, car on ne sait pas si cela va se reproduire", détaillait-elle.
Début octobre, l'emblématique No11, qui avait passé de longs mois sans être appelée avec la Roja suite à cette blessure, est entrée un peu plus dans l'histoire en devenant la première joueuse espagnole à atteindre les 150 sélections.
Son influence fut également prépondérante en dehors des terrains, notamment après le titre mondial de 2023, où elle était à l'origine du mouvement de contestation "Se acabó" (c'est terminé) contre les violences sexistes dans le sport, après le baiser forcé imposé par l'ex-président de la Fédération espagnole de football Luis Rubiales à sa coéquipière Jenni Hermoso.
À 32 ans, elle compte aujourd'hui sur son exil londonien, loin de la pression barcelonaise et des joutes européennes, pour rester en forme et tenir sa place l'été prochain au Mondial-2027 au Brésil, dont elle sera la tête d'affiche, avec une troisième couronne dorée.
AFP/VNA/CVN



