Équipe de France : Zidane, débuts idylliques

Primauté du jeu, émergence de nouvelles têtes, prise de pouvoir de Michael Olise comme leader technique et quatre matches sans défaite : Zinédine Zidane a fait un sans-faute lors de son premier rassemblement qui a permis d'entrevoir la manière dont il souhaite remodeler le visage des Bleus.

>> Foot : Zidane retrouve le Stade de France, théâtre de ses exploits en bleu

>> Ligue des nations : Olise, le sauveur des Bleus

>> Équipe de France : Jacquet le bienheureux

>> Ligue des nations : opération rachat pour les Bleus de Zidane

Michael Olise (au sol) célèbre le 4e but de l'équipe de France contre la Belgique, le 5 octobre au Stade de France, à Saint-Denis.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'ex-No10 de légende n'aurait pas rêvé mieux pour ses débuts à la tête de l'équipe de France. La victoire spectaculaire arrachée lundi 5 otobre face à la Belgique grâce à quatre buts inscrits dans le dernier quart d'heure (4-1) a ainsi parfaitement symbolisé l'état de grâce dont il bénéficie depuis sa nomination.

Le charisme et le charme de l'ancien meneur de jeu opèrent toujours mais encore fallait-il que les résultats soient d'emblée à la hauteur, après les 14 années du mandat de Didier Deschamps pendant lesquelles les Tricolores se sont établis sur les sommets du football international.

Un premier objectif sportif est d'ores et déjà à portée de main : les Bleus occupent solidement la première place du groupe 1 et devraient décrocher dans un mois leur qualification pour les quarts de finale de la Ligue des nations. Il leur reste deux rendez-vous avant de boucler le premier tour, en Italie (Milan) puis contre à la Turquie à Bordeaux, les 12 et 15 novembre.

Le triple vainqueur de la Ligue des champions avec le Real Madrid (de 2016 à 2018) ne partait pas d'une page blanche, avec ce groupe demi-finaliste de la Coupe du monde. Mais il a démontré durant les 15 jours de ce stage inaugural qu'il n'avait nullement l'intention de se contenter de marcher dans les pas de son prédécesseur et s'est rapidement attelé à bâtir une équipe de France à son image.

L'objectif est simple et a été martelé durant ses nombreuses interventions médiatiques : privilégier la possession et la créativité, avec pour modèles l'Espagne championne du monde ou le PSG de Luis Enrique. Zidane, ancienne vedette du Real Madrid, est logiquement influencé par le football ibérique qui domine la planète et avait donné une leçon aux Bleus au Mondial (2-0).

Olise a crevé l'écran 

Zinédine Zidane (debout) est pour le moment invaincu avec les Bleus.
Photo : AFP/VNA/CVN

"(Le PSG) est une équipe qui entreprend, va chercher très haut son adversaire, qui joue quand elle a le ballon et ne veut pas courir après le ballon. J'ai été meneur de jeu donc je n'aimais pas courir derrière le ballon, je voulais courir avec le ballon", a-t-il ainsi expliqué dimanche 4 octobre.

L'organisation en 4-3-3, calquée sur celle de la Roja et du PSG, et l'incorporation d'éléments techniques et offensifs dans l'entre-jeu, comme au poste de relayeur (Rayan Cherki, Maghnes Akliouche) ou en sentinelle (Lucas Da Cunha), en sont d'éclatantes illustrations.

Pour le moment, le groupe adhère pleinement à ces principes et plusieurs joueurs, issus de l'inépuisable réservoir français, en ont profité pour marquer des points pour l'avenir. Cherki, Da Cunha, Eduardo Cavaminga au milieu, Désiré Doué (un but, deux passes décisives lundi) en attaque et le jeune Jérémy Jacquet (21 ans) en défense sont les grands gagnants de ce premier rassemblement effectué en majeure partie sans la superstar Kylian Mbappé, blessé le 25 septembre.

Mais celui qui a crevé l'écran est sans nul doute Michael Olise. Avec quatre réalisations en quatre rencontres, dont un doublé lundi au Stade de France face aux Belges, le génie du Bayern Munich s'impose comme l'élément central de l'animation offensive de Zidane, en attendant le retour du capitaine Mbappé.

Il faudra qu'Olise (24 ans, 29 sélections, 11 buts), auteur d'un début de Coupe du monde étincelant avant de s'éteindre pendant la phase à élimination directe, parvienne à confirmer sur la durée ses performances de haut vol, surtout contre des adversaires plus huppés. Mais il est déjà incontournable.

"Olise, c'est juste exceptionnel ce qu'il fait", a noté lundi 5 octobre Zidane, admiratif.

Outre la capacité "à occuper la surface de réparation, pour pouvoir être plus efficaces", les principaux axes de travail de Zidane concernent les positionnements de Mbappé et d'Ousmane Dembélé. Le décalage à gauche du meilleur buteur de l'histoire des Bleus (67 réalisations en 107 sélections) n'est pas une garantie de réussite. Quant au Ballon d'Or, après un Mondial convaincant (6 buts), il est encore loin d'avoir trouvé sa place dans le système mis en place par le sélectionneur.

AFP/VNA/CVN

Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top