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| Des passants devant une vitrine présentant des personnages de la série Netflix "Kpop Demon Hunters" dans une boulangerie de Séoul, le 17 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le parc Naksan surplombe la capitale sud-coréenne et comprend des segments d'un mur de fortification de plus de 18 kilomètres qui ceignait la ville des anciens rois de Corée, des siècles avant Netflix.
Il est devenu l'un des lieux de pèlerinage des fans de KPop Demon Hunters, la production originale de Netflix la plus regardée de tous les temps.
En voyant le film, "j'ai trouvé l'endroit très beau et j'ai découvert qu'il s'agissait d'un lieu réel, alors je suis venue", déclare Nhung Nguyen, 29 ans, qui a grandi en écoutant de la K-pop.
Le long-métrage raconte l'histoire de HUNTR/X, un groupe féminin de K-pop très populaire dont les membres mènent une double vie de chasseuses de démons armées. Leurs chansons créent une barrière magique appelée Honmoon qui protège l'humanité.
La production a remporté dimanche 15 mars l'Oscar du meilleur film d'animation et celui de la meilleure chanson originale pour Golden, son hymne entraînant qui chante l'émancipation, l'autonomie et l'épanouissement personnel. Il s'agit de la première chanson K-pop récompensée dans cette catégorie.
Dans le film, c'est au parc Naksan que le personnage principal, Rumi, mi-humaine, mi-démon, rencontre en secret l'élu de son cœur, avec qui elle vit un amour impossible. Dans cette scène, "les personnages chantaient +Free+", se rappelle Nhung Nguyen avec enthousiasme. "Ce mur, je trouve qu'il est vraiment emblématique."
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| Nhung Nguyen, une touriste australienne devant les remparts lors d'une interview au parc Naksan à Séoul, le 17 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Nous sommes venus en Corée du Sud pour des vacances en famille, mais nous avons vraiment aimé +KPop Demon Hunters+. Nous voulions donc venir voir cet endroit avec les enfants", raconte pour sa part Emily Han, originaire de Floride, aux États-Unis.
Le film a contribué à "susciter notre intérêt pour différents lieux à visiter", explique Mme Han, qui a été adoptée en Corée du Sud lorsqu'elle était enfant.
"Rencontre entre Orient et Occident"
Le succès de ce long-métrage s'inscrit dans un phénomène plus large d'engouement international pour les produits culturels - films, musique, livres, mode ou cuisine - qui mettent en avant le pays.
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| Des promeneurs longent les remparts du parc Naksan à Séoul, le 17 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Également dans cette vaste liste, le film Parasite de Bong Joon-ho, lauréat de la Palme d'or en 2019 et de l'Oscar du meilleur film, ou encore la série Squid Game, populaire dans le monde entier.
Côté musique, le groupe de K-pop BTS, considéré comme la formation masculine la plus écoutée du monde, se produira samedi à Séoul pour un grand concert de retour qui devrait captiver des millions de personnes à travers la planète, au regard de la demande suscitée par leur tournée mondiale prochaine, dont les billets se sont parfois vendus en quelques heures.
Cependant, Kpop Demon Hunters n'est pas à proprement parler une création sud-coréenne.
Il a été produit par le géant japonais Sony, réalisé par la Coréo-Canadienne Maggie Kang et l'Américain Chris Appelhans, et est à l'origine principalement en anglais. "Ce film est dédié à la Corée et aux Coréens du monde entier", a dit Maggie Kang dans son discours aux Oscars.
Il est une "belle illustration" de "la rencontre entre l'Orient et l'Occident", souligne de son côté Nhung Nguyen, Australienne d'origine vietnamienne.
AFP/VNA/CVN




