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Dans ses conclusions, Tô Lâm a souligné la nécessité d'identifier avec lucidité les limites actuelles. Selon lui, le principal obstacle ne réside pas dans une insuffisance quantitative de la main-d'œuvre, mais dans le manque de travailleurs répondant aux exigences du développement.
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| Le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, a présidé, le 8 juillet à Hanoï, une séance de travail avec le secteur de l'Intérieur. |
| Photo : VNA/CVN |
Le Vietnam souffre d'un déficit de compétences professionnelles, de discipline industrielle, de maîtrise des langues étrangères, de compétences numériques et vertes, ainsi que d'un manque de techniciens, d'ouvriers qualifiés, de personnel technique et de cadres intermédiaires. Le poids du secteur informel demeure important, le chômage des jeunes reste élevé, tandis que le vieillissement de la population s'accélère.
Il a ainsi appelé à passer d'une évaluation fondée sur la quantité de travailleurs à une approche privilégiant la qualité de la main-d'œuvre, l'efficacité de son utilisation et sa contribution à la productivité. Il ne s'agit plus seulement de mesurer le nombre de personnes ayant un emploi, mais également de veiller à ce que celui-ci soit formel, durable, productif et créateur de valeur, tout en garantissant aux travailleurs des compétences adaptées, un revenu stable, une protection sociale, ainsi que des possibilités d'apprentissage tout au long de la vie et de reconversion professionnelle. La qualité des emplois, des ressources humaines et leur contribution à la compétitivité nationale doivent constituer les principaux critères d'évaluation.
Le dirigeant a demandé que la création d'emplois durables dans les zones urbaines accompagne les nouveaux modèles de croissance, le développement des entreprises, l'innovation, l'économie numérique et l'économie verte. L'objectif ne consiste pas uniquement à créer davantage d'emplois, mais surtout à offrir des emplois de meilleure qualité, plus productifs, mieux rémunérés et offrant davantage de perspectives d'évolution professionnelle.
Dans les zones rurales, la création d'emplois doit contribuer à accroître les revenus, à favoriser une transition de la main-d'œuvre vers une agriculture à forte valeur ajoutée, l'industrie de transformation, les services modernes et les nouveaux secteurs économiques. Dans les régions peuplées de minorités ethniques, les politiques de l'emploi doivent être étroitement associées à la réduction durable de la pauvreté, au développement humain et à la préservation des identités culturelles.
En matière de formation, Tô Lâm a préconisé la mise en place d'un système national de développement des compétences. La formation des ressources humaines doit évoluer d'une logique répondant aux besoins immédiats vers une stratégie visant à renforcer durablement la compétitivité du pays, en privilégiant les compétences professionnelles plutôt que les diplômes, les formations répondant aux besoins des entreprises ainsi que les normes de compétences et les résultats.
Parallèlement à la création d'emplois sur le marché intérieur, le Vietnam doit également développer les opportunités d'emploi à l'international afin de permettre à ses travailleurs d'acquérir de nouvelles compétences, tout en attirant de manière sélective des experts, des scientifiques et des talents de haut niveau dans les secteurs stratégiques.
To Lam a chargé le Comité du Parti auprès du gouvernement d'élaborer un projet national de développement des ressources humaines et d'un marché du travail moderne, comprenant notamment une cartographie des pénuries de main-d'œuvre et de compétences par secteur et par région, la restructuration du réseau des établissements de formation professionnelle, la mise en œuvre de programmes d'emplois durables en faveur des jeunes, des travailleurs ruraux, des travailleurs du secteur informel et des personnes affectées par la transition numérique et l'automatisation, ainsi que l'élaboration d'indicateurs annuels portant sur la qualité de la main-d'œuvre, l'emploi durable, la formation, les revenus et la protection sociale.
Il a également insisté sur la nécessité de bâtir un marché du travail moderne, transparent, flexible et intégré, de passer d'un avantage fondé sur une main-d'œuvre à faible coût à un avantage reposant sur des ressources humaines hautement qualifiées, de développer un système moderne d'information sur le marché du travail, de renforcer les services publics de l'emploi, de mettre en place un dispositif national d'analyse et de prévision des besoins en main-d'œuvre et de promouvoir un système de formation ouvert, flexible et favorisant l'apprentissage tout au long de la vie.
To Lam a également affirmé que la qualité des ressources humaines vietnamiennes constituait un patrimoine inestimable pour le pays. Investir dans le capital humain ne relève pas uniquement d'une politique sociale, mais constitue une stratégie nationale de développement. En valorisant, en formant, en utilisant et en protégeant efficacement cette ressource, le Vietnam pourra transformer son avantage démographique en un puissant moteur de développement et assurer une croissance rapide et durable dans la nouvelle étape de son développement.
VNA/CVN



