>> Wall Street termine en hausse, surveille les développements géopolitiques
>> Wall Street termine en hausse, les investisseurs renouent avec le risque
>> Wall Street pousse un nouveau soupir de soulagement avec la réouverture d'Ormuz
![]() |
| Des opérateurs à la Bourse de New York, le 13 avril. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le Dow Jones a cédé 0,01%, l'indice Nasdaq a reculé de 0,26% et l'indice élargi S&P 500 a perdu 0,24%.
"Une nouvelle escalade des tensions au Moyen-Orient fait souffler un vent de pessimisme sur Wall Street", relève Jose Torres, d'Interactive Brokers.
Alors que l'Iran avait annoncé vendredi17 avril rouvrir le détroit d'Ormuz, voie maritime centrale pour les exportations de pétrole et gaz du Golfe, le pays est revenu sur sa décision dès le lendemain.
Téhéran assure que ce choix a été guidé par le maintien du blocus américain sur les ports iraniens.
Donald Trump a de son côté affirmé qu'il ne lèverait son blocus qu'en cas d'"accord" avec l'Iran.
Ces développements ont renversé la vapeur sur les marchés : après leur dégringolade de vendredi 17 avril, les cours du pétrole ont nettement rebondi lundi 20 avril.
À l'inverse, les indices boursiers américains ont mis un terme à leur série positive, qui leur faisait enchaîner les records.
"Les investisseurs se montrent probablement méfiants quant à l'hypothèse d'un accord imminent, simplement parce qu'on a entendu beaucoup de va-et-vient à ce sujet", explique Jack Ablin, de Cresset.
Une délégation américaine décollera "bientôt" pour le Pakistan en vue de discussions avec l'Iran, a dit à l'AFP une source proche du dossier.
Alors qu'approche la fin du cessez-le-feu entre les deux pays ennemis, Téhéran continue de laisser planer le doute sur sa participation à de nouveaux pourparlers.
Ces incertitudes ne convainquent cependant pas les investisseurs de délaisser les indices américains.
"Ils ont peur de se retirer du marché car ils savent que si un accord est annoncé, le marché va remonter très rapidement", estime Jack Ablin.
Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à 10 ans des emprunts de l'État américain se maintenait à 4,25% vers 20h15 GMT, comme à la clôture vendredi 17 avril.
Wall Street est aussi animée par les résultats d'entreprises, dont la saison a été lancée la semaine dernière par les grandes banques américaines.
Une centaine des 500 entreprises composant le S&P 500 doivent partager leurs performances financières cette semaine.
Le spécialiste des outils Stanley Black & Decker a d'ores et déjà été récompensé, après avoir indiqué que les nouveaux droits de douane sur certains métaux ne changeaient rien à ses prévisions annuelles. Son titre a pris 5,30% à 75,12 dollars.
La société américaine USA Rare Earth (+13,18% à 22,58 dollars), spécialisée dans l'exploitation minière de terres rares, a elle aussi connu une bonne journée, après l'annonce de l'acquisition pour environ 2,8 milliards de dollars de son concurrent brésilien Serra Verde.
Le concepteur de puces informatiques Marvell Technology (+5,83% à 147,84 dollars) a bondi après un article de The Information assurant que l'entreprise est en discussions avec Google pour la création de deux nouvelles puces dédiées à l'intelligence artificielle (IA).
Son concurrent Broadcom, qui a annoncé au début du mois un partenariat à long terme avec Google, a reculé de 1,70% à 399,63 dollars.
AFP/VNA/CVN



