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| Siège de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, en Suisse. |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
"Je suis convaincu que, grâce à la poursuite des négociations, les divergences seront surmontées", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué.
Les pays prendront la décision lors l'Assemblée mondiale de la santé, qui doit se tenir du 18 au 23 mai à Genève.
"Il sera demandé à l'Assemblée d'envisager la poursuite des travaux (...) et de soumettre les résultats à la prochaine Assemblée en mai 2027, ou plus tôt lors d'une session spéciale (...) en 2026", a indiqué l'OMS.
Après plus de trois ans de négociations lancées à la suite du Covid-19, les Etats membres de l'OMS - que les États-Unis de Donald Trump ont quittée - ont adopté en mai 2025 un traité sur les pandémies.
Ils avaient néanmoins échoué à s'entendre sur l'élément central du traité, le système - dit PABS - dont l'objectif est d'organiser le partage rapide et équitable des agents pathogènes à potentiel, de leurs données génétiques et des produits de santé - vaccins, traitements, tests de dépistage - qui en découlent.
Ils espéraient finaliser les négociations cette semaine. Mais les divergences entre pays riches et pays en développement restent trop importantes sur des sujets fondamentaux.
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| Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. |
| Photo : Xinhua/VNA/CVN |
"Les États membres devraient continuer à traiter les questions en suspens avec un sentiment d'urgence, car la prochaine pandémie n'est pas une question de si, mais de quand", a souligné M. Tedros.
La finalisation du PABS est nécessaire pour que les pays puissent procéder à la signature et à la ratification du traité.
Cet accord international prévoit que chaque laboratoire participant volontairement au PABS devra garantir à l'OMS, en cas de pandémie, "un accès rapide à un pourcentage visé de 20% de sa production en temps réel de vaccins, de traitements et de produits de diagnostic (...) à condition qu'un minimum de 10% de sa production" soit mis à disposition de l'OMS "à titre de don" et le pourcentage restant "à un prix abordable".
Les modalités restent néanmoins à définir, y compris la question des conditions de l'accès aux séquences génétiques. Les négociations butent aussi sur l'exigence des pays en développement d'obtenir des garanties quant à un accès équitable aux vaccins y compris en dehors des phases de pandémies, ainsi que sur les contributions financières que devraient apporter les laboratoires pharmaceutiques souhaitant participer au PABS.
"Si un nouvel agent pathogène venait à apparaître aujourd'hui, le monde resterait largement mal préparé. L'absence d'action pour prévenir et se préparer à la prochaine menace pandémique est un mauvais service rendu à l'humanité" ,a commenté dans un communiqué Helen Clark, co-présidente du groupe d'experts indépendants pour la préparation et la réponse aux pandémies.
AFP/VNA/CVN




