29/10/2019 11:56
Nouvelle journée éprouvante en perspective pour les voyageurs appelés à prendre un TGV mardi 29 octobre dans l'Ouest de la France : comme lundi 28 octobre, seulement un train sur trois sera en circulation en raison de la poursuite de la grève d'agents de maintenance en banlieue parisienne, en pleine période de vacances scolaires, une nouvelle illustration des tensions sociales à la SNCF.
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Un TGV à l'arrivée en gare de Bordeaux Saint-Jean, le 22 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

Après une journée de lundi 28 octobre déjà très perturbée sur ce réseau, où seuls 30% des trains à grande vitesse étaient en circulation en pleine période de vacances scolaires, "on va passer à 34%" mardi 29 octobre avec une légère amélioration" sur les dessertes de Bordeaux et Nantes, a annoncé la direction de la SNCF.

Dans le détail, six allers-retours sont prévus sur la ligne Paris - Nantes et huit allers-retours sur la ligne Paris - Bordeaux. Pour la liaison Paris - Rennes, la situation reste inchangée avec deux allers-retours programmés.

Les autres destinations seront desservies au compte-gouttes, comme Paris -Poitiers (un aller-retour), Paris - Toulouse (deux allers-retours) et Paris - Quimper (un aller-retour), et certains arrêts seront ignorés.

À la gare Montparnasse, plusieurs passagers regrettaient lundi 28 octobre le manque d'informations pour poursuivre leur voyage, à l'instar de Jean-Paul Villette, dont le train a été supprimé. "Il faut prendre son mal en patience même si ça ne fait pas plaisir (...) mais bon, ça serait bien par exemple, dès l'instant qu'on est en possession d'un titre de transport (...) qu'ils me disent +cher monsieur ou chère madame, votre train en partance pour Brest demain est annulé jusqu'à nouvel ordre+, et au moins on ne gaspille pas d'argent, on ne perd pas son temps et on n'ennuie pas tout le monde".

La SNCF est contrainte de réduire la cadence de ses TGV Atlantique en raison d'un mouvement entamé le 21 octobre par des agents du Technicentre de Châtillon (Hauts-de-Seine), spécialisé dans la maintenance quotidienne des trains. Ce mouvement très localisé a un impact majeur compte tenu du rôle stratégique de centre dans l'exploitation au quotidien des TGV Atlantique.

"Répondre aux revendications" 

La grève, suivie par quelque 200 personnes sur les 700 que comptent le Technicentre selon la direction, constitue "une vraie réaction collective de la base, un vrai ras-le-bol" de la part de "salariés qui triment" et touchent des bas salaires, a déclaré Julien Troccaz, secrétaire fédéral de Sud-Rail, un syndicat qui soutient le mouvement.

"La direction a voulu revenir unilatéralement sur les conditions de travail" prévues par un accord local, sans concertation avec le personnel, avant de se raviser face à la contestation, relève M. Troccaz.

Dimanche 27 octobre, la directrice des TGV Atlantique, Gwendoline Cazenave, avait fait part de son "incompréhension" face à "une situation de jusqu'au-boutisme" qui "pénalise les clients" dans la mesure où l'objet du désaccord avec les grévistes avait été retiré.

"Aujourd'hui la revendication des agents en grève, c'est le paiement des jours de grève, et ça c'est absolument impossible donc on continue à travailler et on continue à travailler pour augmenter le plan de transport et pour, encore une fois, que les clients puissent passer des vacances sereines et revenir de leurs vacances sereinement", a déclaré lundi 28 octobre Mme Cazenave lors d'un point de presse à la gare Montparnasse.

M. Troccaz appelle la direction à "répondre aux revendications des salariés et à arrêter de parler d'illégalité dès que les salariés se mobilisent".

Ce nouvel épisode de perturbations intervient après une pagaille à la veille des vacances scolaires à la suite de l'accident d'un TER à un passage à niveau le 16 octobre dans les Ardennes. Cet incident avait déclenché une vague d'arrêts de travail de conducteurs et contrôleurs dans toute la France, sur la base du droit de retrait au nom de la sécurité.

Une grève, programmée celle-là, est prévue le 5 décembre à l'appel de plusieurs syndicats de la SNCF contre la réforme des retraites.
 
AFP/VNA/CVN
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