23/01/2022 14:09
Novak Djokovic a l'intention de jouer l'Open d'Australie en 2023, a assuré dimanche 23 janvier le directeur du tournoi Craig Tiley en estimant que le fiasco qui avait conduit à l'expulsion du No1 mondial cette année était dû à une "mauvaise communication".
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Novak Djokovic à l'aéroport de Dubaï lundi 17 janvier, après avoir été expulsé, au début de l'Open d'Australie.
Photo : AFP/VNA/CVN

Interrogé par la chaîne publique australienne ABC sur le fait de savoir si le No1 mondial, non vacciné contre le COVID-19, avait l'intention de revenir l'année prochaine pour jouer le tournoi malgré les événements de cette année, Craig Tiley a répondu : "oui (...) ce sera son intention".

"Au bout du compte, il est le No1 mondial et il aime vraiment l'Open d'Australie", a ajouté Tiley.

Le Premier ministre de l'État de Victoria, dont Melbourne est la capitale, a cependant insisté sur le fait que Djokovic ne serait autorisé à jouer qu'à condition d'être vacciné.

"Rafa (Nadal) a raison. On aurait pu éviter toute cette histoire s'il avait simplement été vacciné. Cette personne estime être plus importante que le tournoi, mais elle ne l'est pas", a déclaré Daniel Andrews à la presse.

Djokovic a remporté neuf fois (record) le Majeur australien et il visait un 10e titre cette année qui lui aurait permi de porter à 21 le record de titres de Grand Chelem qu'il codétient pour le moment avec Rafael Nadal et Roger Federer (absent).

Pour Tiley, c'est "le constant changement de conditions" et la "mauvaise communication" avec le gouvernement fédéral qui ont conduit à l'expulsion de Djokovic la veille du début du tournoi alors qu'il avait dans un premier temps reçu une dérogation signée par le médecin en chef de la Fédération australienne de tennis (TA) pour pouvoir entrer non-vacciné en territoire australien.

M. Tiley, qui est aussi le président de TA, a assuré que son instance avait travaillé avec les autorités nationales, mais qu'en raison de la nature évolutive du variant Omicron, "il y avait eu beaucoup de contradictions et de complexité dans les informations reçues".

"Même au cours de la semaine écoulée (depuis la décision de justice sur l'expulsion de Djokovic), les choses ont changé en ce qui concerne les mesures prises face à la pandémie", a-t-il souligné.

Pour obtenir cette dérogation, le Serbe a fait valoir qu'il avait contracté le COVID-19 dans les six mois qui ont précédé son arrivée en Australie. Mais après dix jours de débats judiciaires et quelques jours passés dans un centre de rétention, Djokovic a été expulsé.

La Fédération australienne s'attend-elle à un procès intenté par le joueur pour que lui soient remboursés ses frais de justice et de voyage ? "Non", a répondu M. Tiley.
AFP/VNA/CVN
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