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| Sur le site de Siemens à la foire de Hannovre le 20 avril. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Si nous voulons être leaders dans le domaine de l'IA industrielle, il faut procéder à d'importantes améliorations. Sinon, le progrès et la croissance se produiront ailleurs - et notre dépendance augmentera", a indiqué un porte-parole de l'entreprise à l'AFP, au jour d'ouverture de la traditionnelle foire de Hanovre, dans le nord de l'Allemagne, l'un des principaux rendez-vous mondiaux de l'industrie.
Le principal risque de complexité réside dans "l'application", avec "des prescriptions supplémentaires en matière d'IA", qui mèneraient à des "doubles contrôles, des exigences contradictoires et une bureaucratie inutile - sans créer une meilleure protection", selon cette source.
Ces propos prolongent ceux du président du directoire de Siemens, Roland Busch, qui a déclaré lundi 20 avril à l'agence Bloomberg qu'il donnerait la priorité à ses investissements dans l'IA aux États-Unis et en Chine si l'Union européenne n'assouplissait pas sa réglementation qu'il a jugée restrictive.
Il a notamment estimé que le règlement européen sur l'IA (AI Act) et le Data Act "passent à côté de la cible" en traitant l'IA industrielle comme des applications grand public.
"Je ne peux pas expliquer à mes actionnaires pourquoi j'investis de l'argent dans des domaines déjà soumis à des règles sectorielles spécifiques", a-t-il ajouté.
Le règlement européen sur les machines, déjà adopté, suffirait à lui-même en tant que "cadre juridique de référence", car il oblige déjà les fabricants d'équipements industriels, comme Siemens, à prendre en compte les risques associés aux systèmes autonomes, a expliqué le porte-parole du groupe.
Dimanche soir 19 avril, le chancelier Friedrich Merz a assuré à Hanovre qu'il s'efforcerait "de simplifier la réglementation européenne en matière d'IA".
"Nous ne pouvons plus continuer ainsi", a-t-il abondé.
AFP/VNA/CVN


