Banque mondiale
Prévisions de croissance économique du Vietnam à 7,5% en 2022

Selon le rapport intitulé "Faire le point : Éduquer pour grandir", qui met à jour la perspective de développement économique du Vietnam, publiée semestriellement par la Banque mondiale (BM), l'économie du Vietnam a connu une augmentation de 7,7% au 2e trimestre de cette année.

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Panorama de la conférence de presse tenue le 8 août à Hanoï pour publier le rapport intitulé "Faire le point : Éduquer pour grandir"
Photo : Thanh Tuê/CVN

La reprise économique du Vietnam s'est accélérée au cours des six derniers mois grâce à la stabilité du secteur de fabrication et de transformation et à un fort rebond du secteur de services. La croissance du PIB devrait passer d'environ 2,6% en 2021 à 7,5% en 2022, tandis que l'inflation devrait atteindre en moyenne 3,8% sur l'année. C’est ce qui ressort de la mise à jour de l’économie vietnamienne publiée le lundi 8 août par la Banque mondiale.

Selon le rapport intitulé "Faire le point : Éduquer pour grandir", qui met à jour la perspective de développement économique du Vietnam, publiée semestriellement par la Banque mondiale (BM), l'économie du Vietnam a connu une augmentation de 5,2% au cours du 4e trimestre de l’année précédente, 5,1 au premier trimestre de cette année et 7,7 au 2e trimestre de 2022. Cette croissance est due à l’augmentation de la consommation des habitants et à l’arrivée massive de touristes étrangers depuis la réouverture des frontières.

Cependant, ces perspectives positives sont soumises à des risques accrus qui menacent les perspectives de reprise. Les risques potentiels sont : un ralentissement de la croissance, une stagflation sur les principaux marchés d'exportation, de nouveaux chocs sur les prix des marchandises, des perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales ou encore l'émergence de nouvelles variantes de la COVID-19.

En outre, le pays fait face à plusieurs défis : pénurie de main-d'œuvre persistante, risque d’inflation plus élevée et risques accrus sur le secteur financier.

Face à cette situation, il est nécessaire pour l’État de mettre en œuvre des politiques concernant la relance et le développement économique, sans oublier d’élargir la sécurité sociale, afin d’aider des personnes en situation difficile qui sont fortement touchés par la flambée des prix du carburant et l'inflation.

Face la nette inflation (l'indice des prix à la consommation dépassant l'objectif de 4% fixé par le gouvernement), il est nécessaire pour la Banque d’État de contrôler la monnaie pour limiter les pressions causées par l’inflation en appliquant des mesures concernant l’augmentation des taux d'intérêt et le resserrement plus strict de l’apport de liquidités.

"Pour maintenir la croissance économique au rythme souhaité, le Vietnam doit augmenter sa productivité de 2 à 3% chaque année", a déclaré Carolyn Turk, directrice nationale de la Banque mondiale au Vietnam. "Les expériences internationales ont montré qu'il est possible d'augmenter la productivité du travail en investissant dans le système éducatif. Il s’agit d’une partie importante des projets d'investissements et de réformes. Une main-d'œuvre compétitive générera à long terme l'efficacité dont le Vietnam a tant besoin", ajoute-t-elle.

Stimuler la productivité du travail

Le rapport affirme également que le renouvellement du système de formation universitaire sera la clé essentielle pour stimuler la productivité du Vietnam et l'aider à atteindre son objectif de devenir un pays à revenu supérieur d'ici 2035 et un pays à revenu élevé d'ici 2045.

Renouvellement du système de formation universitaire sera la clé essentielle pour stimuler la productivité du Vietnam.
Photo : Thu Hang/VNA/CVN

Pour que le niveau d’accès à l'enseignement universitaire soit équivalent aux pays et territoires ayant un revenu moyen et élevé, le Vietnam devrait sélectionner 3,8 millions d'étudiants dans les établissements de formation universitaire, soit le double d’en 2019.

Selon le rapport, les réformes du système d'enseignement universitaire pourraient contribuer à soutenir les objectifs de développement. Les coûts financiers croissants de la poursuite d'études supérieures et la perception de rendements économiques décroissants ont affaibli la demande.

Le système est en outre fragilisé par l'incapacité à fournir les compétences recherchées par les employeurs, le sous-investissement de l'État et une structure institutionnelle faible et fragmentée régissant l'enseignement supérieur.

Le rapport détaille également des suggestions pour améliorer l'accès à l'enseignement universitaire, améliorer la qualité et la pertinence de l'enseignement et avoir une utilisation plus efficace des ressources.

Les suggestions comprennent l'expansion de l'utilisation des technologies numériques, le renforcement du rôle du secteur privé et la rationalisation du cadre réglementaire.


Câm Sa/CVN