10/06/2021 16:30
Joe Biden et Boris Johnson tiennent jeudi 10 juin leur tout premier face-à-face, au cours duquel ils espèrent s'accorder sur une nouvelle "Charte de l'Atlantique", dans un contexte toutefois brouillé par le délicat dossier du Brexit et de ses conséquences en Irlande du Nord.
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Le président américain Joe Biden et son épouse Jill arrivent au Royaume-Uni, le 10 juin. Photo : AFP/VNA/CVN

Arrivé mercredi soir 9 juin au Royaume-Uni pour son premier déplacement à l'étranger en tant que président, Joe Biden démarre son intense tournée européenne par une rencontre avec le Premier ministre britannique à Carbis Bay, une petite station balnéaire du sud-ouest de l'Angleterre.  C'est également là que doit se tenir de vendredi 11 juin à dimanche 13 juin un sommet du G7 consacré, entre autres priorités, à la pandémie de coronavirus et à la crise climatique.

Le président américain profitera en outre de son long déplacement en Europe pour rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine et dévoiler une aide massive à la vaccination contre le coronavirus aux pays pauvres. "Les États-Unis sont de retour !", a-t-il lancé peu après son arrivée au Royaume-Uni, reprenant ainsi le message qu'il martèle depuis son arrivée au pouvoir il y a cinq mois. "Et les démocraties du monde entier sont unies pour affronter les défis les plus difficiles".

Joe Biden rendra également visite dimanche 13 juin à la reine Elizabeth II au chateau de Windsor, puis participera au sommet de l'Otan avant un autre sommet avec l'Union européenne. Pour la journée de jeudi, Londres espère la mise au point d'une nouvelle "Charte de l'Atlantique" conçue sur le modèle de la Charte signée par Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt.

Elle doit affirmer que "si le monde a changé par rapport à 1941, les valeurs restent les mêmes" concernant la défense de la démocratie, la sécurité collective et le commerce international, a fait savoir Downing Street. Le document "reconnaîtra également des défis plus récents, comme la nécessité de faire face à la menace que représentent les cyberattaques, d'agir de toute urgence pour lutter contre le changement climatique et protéger la biodiversité et, bien sûr, d'aider le monde à mettre fin à la pandémie de coronavirus et à s'en remettre", est-il précisé.

Les deux dirigeants doivent également discuter d'une reprise des voyages entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis après la pandémie ainsi que d'un futur accord permettant une meilleure coopération dans le secteur technologique. Les deux pays sont liés par ce qu'ils appellent traditionnellement une "relation spéciale", et vantée à ce titre par des générations de dirigeants britanniques.

Boris Johnson, qui rêve d'un Royaume-Uni rayonnant sur la scène internationale, après avoir claqué la porte de l'UE, préfère pour sa part éviter ce terme. "Mais cela n'enlève en rien l'importance que nous accordons à notre relation avec les États-Unis, qui sont notre plus proche allié", a tenu à préciser son porte-parole.

Pour la Maison Blanche, l'expression reste valable. Joe Biden, qui est fier de ses origines irlandaises, "affirmera la force durable de la relation spéciale", avant de souligner les priorités américaines au G7, notamment les valeurs démocratiques communes, le changement climatique et la reprise après la pandémie, selon sa porte-parole Jen Psaki.

AFP/VNA/CVN




 
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