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| Des clients font la queue à une station service à Biyagama, près de Colombo, la capitale du Sri Lanka, le 15 mars. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Les 32 pays membres de l'organisation ont décidé mercredi 10 mars le principe d'un déstockage historique de 400 millions de barils de pétrole, pour amortir la flambée des prix née de la guerre au Moyen-Orient. Il s'agit du sixième déblocage de stocks stratégiques de l'histoire de l'institution, créée il y a plus de 50 ans, et le plus important jamais décidé.
"Des plans individuels de mise en oeuvre ont été soumis par les pays membres de l'AIE. Ces plans indiquent que des stocks seront mis à disposition par les Etats membres de l'AIE en Asie et Océanie immédiatement, tandis que des stocks de membres de l'AIE aux Amériques et en Europe seront mis à disposition à partir de la fin du mois de mars", selon l'agence, filiale de l'OCDE.
L'Agence recense pour ce plan des engagements "à ce stade" notamment sur 172,2 millions de barils issus du stock américain, près de 110 millions d'Asie - Océanie (dont 66,8 millions venus de stocks d'États, 41,8 millions d'industriels) et autant d'Europe (dont un tiers de stocks d'État).
"La guerre au Moyen-Orient provoque la plus importante perturbation de l'approvisionnement en pétrole de l'histoire du marché pétrole mondial", a souligné l'AIE dimanche 15 mars.
"Cette action collective d'urgence apporte un amortisseur important et bienvenu. Toutefois le facteur le plus important pour un retour à la stabilité des flux est une reprise (...) de la navigation à travers le détroit d'Ormuz", ajoutait l'agence.
Le cours du pétrole s'est envolé depuis le début de la tension au Moyen-Orient, qui a provoqué une chute des livraisons d'hydrocarbures en provenance du Golfe.
Le baril de Brent de la mer du Nord s'échange autour de 100 dollars, contre environ 72 dollars avant le début des frappes sur l'Iran, le 28 février.
Les membres de l'AIE détiennent plus de 1,2 milliard de barils de stocks publics d'urgence, auxquels s'ajoutent environ 600 millions de barils détenus par des industriels sous obligation gouvernementale.
Les États-Unis, qui détiennent plus de 415 millions de barils, ont annoncé en prélever 172 millions dans le cadre de l'action coordonnée par l'AIE.
Le Royaume-Uni a indiqué prévoir de libérer 13,5 millions.
Le Japon, très dépendant du pétrole moyen-oriental, a fait savoir qu'il puiserait dès lundi dans ses réserves qui s'élèvent à plus de 400 millions de barils, parmi les plus importantes au monde.
La France détient l'équivalent d'"un peu plus de 100 millions de barils disponibles", selon le ministre de l'Économie. Elle a proposé de débloquer jusqu'à "14,5 millions de barils", selon son président Emmanuel Macron.
AFP/VNA/CVN




