10/01/2022 13:16
Jouera ou jouera pas ? La justice australienne se penchait lundi 10 janvier sur l’affaire à rebondissements du visa de Novak Djokovic qui tient la planète tennis en haleine depuis que le N°1 mondial s’est vu refuser le droit de défendre son titre à l’Open d’Australie pour raison sanitaire.
>>Tennis : Djokovic passe le Noël orthodoxe en rétention à Melbourne
>>Tennis: Djokovic obtient un sursis à son expulsion d'Australie

Les supporters de Novak Djokovic manifestent pour la libération du champion devant son centre de rétention à Melbourne, le 9 janvier.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les avocats de "Djoko", retenu depuis cinq jours dans un centre pour migrants à Melbourne, doivent convaincre le tribunal fédéral réuni en ligne qu’il avait contracté le COVID en décembre et qu’il était donc dispensé de vaccin obligatoire pour entrer sur le territoire.

L'audience s'est ouverte avec quarante minutes de retard après un problème informatique dû à un trop grand nombre de connexions pour assister à la retransmission en ligne.

"On m'informe maintenant que l'audience a commencé. Le tribunal s'efforce de rectifier la situation. Toutes nos excuses", a déclaré le porte-parole de la Cour fédérale Bruce Phillips.

Le juge a poursuivi l'audience sans retransmission publique en direct et l'équipe d'avocats du sportif a présenté ses arguments.

L'Open d'Australie, où Djokovic ambitionne de s'offrir un 21e tournoi du Grand Chelem qui le placerait au sommet de l'histoire du tennis, devant ses deux rivaux historiques, Roger Federer et Rafael Nadal, débute dans sept jours et sa participation dépend entièrement de la décision du juge Anthony Kelly.

Djokovic devait assister aux débats depuis l'ancien Park Hotel, un bâtiment de cinq étages qui accueille environ 32 migrants piégés dans le système d'immigration australien, dont certains depuis des années.

Personne n'est autorisé à entrer ou à sortir, à l'exception du personnel.

Quelques heures avant l'audience, une bannière pro-réfugiés a été déployée sur le toit et la police a expulsé un petit nombre de manifestants.

Présente à un rassemblement à Belgrade, la mère de Djokovic, Dijana, a fustigé les conditions de détention "inhumaines" de son fils.

"Il n'a droit qu'à un déjeuner et un dîner, et il n'a pas de fenêtre normale, il regarde un mur", a-t-elle affirmé à la télévision régionale TV N1.

La Première ministre serbe Ana Brnabic a déclaré ce week-end que la Serbie soutenait pleinement le champion et qu'elle avait eu des "entretiens constructifs" avec la ministre australienne des Affaires étrangères.

"Nous avons fait en sorte qu'il reçoive une alimentation sans gluten, des équipements sportifs, un ordinateur portable", a-t-elle expliqué à la télévision serbe Pink.

Pas vacciné 

Le Serbe Novak Djokovic célèbre sa victoire sur le Britannique Cameron Norrie lors de leur match du premier tour des ATP Finals au Pala Alpitour de Turin, le 19 novembre 2021.
Photo : AFP/VNA/CVN

Samedi 8 janvier, les avocats du N°1 mondial ont affirmé dans un document déposé auprès du tribunal fédéral qu'il avait été testé positif au COVID-19 le 16 décembre 2021.

Djokovic a cependant assisté à deux événements publics à Belgrade, sans masque, le jour-même et le lendemain de ce test, selon différentes publications sur les réseaux sociaux.

La fédération australienne de tennis lui a accordé une exemption, au motif de cette infection en décembre, pour participer au premier Grand Chelem de la saison, après que sa demande a été approuvée par deux panels médicaux indépendants, ont souligné ses avocats.

Mais à son arrivée en Australie, dans la nuit de mercredi 5 à jeudi 6 janvier, les autorités fédérales lui avaient refusé l'entrée, estimant que ses motifs d'exemption ne remplissaient pas les conditions d'entrée sur le territoire.

Le gouvernement australien insiste sur le fait qu'une récente infection ne compte comme une exemption que pour les résidents, et non pour les ressortissants étrangers qui tentent d'entrer dans le pays.

Djokovic "n'est pas vacciné", soulignent encore les avocats de l'Australie dans leurs conclusions rendues publiques dimanche 9 janvier. Sa demande "doit être refusée", plaident-ils.

Les étrangers sont toujours interdits de voyage en Australie, et ceux qui sont autorisés à entrer doivent être complètement vaccinés ou avoir une exemption médicale.

Retenue comme "Djoko" après avoir vu aussi son visa annulé, la joueuse tchèque Renata Voracova, spécialiste du double, a quitté l'Australie samedi 8 janvier.

Lundi 10 janvier, le patron de la fédération australienne Craig Tiley a défendu son organisation contre les critiques l'accusant d'avoir induit les joueurs en erreur à propos des obligations pour entrer dans le pays, déclarant que le gouvernement avait "refusé" de vérifier la validité des exemptions médicales avant l'arrivée des joueurs.

"Nous avons demandé s'ils pouvaient évaluer nos décisions. Nous avons dit que nous allions avoir besoin d'aide pour nous assurer que nous faisons ce qu'il faut. Nous serions dans une situation différente aujourd'hui", a-t-il déclaré au Sydney Morning Herald.

Alors qu'une grande partie de l'Australie a renforcé les restrictions sanitaires pour lutter contre une nouvelle vague liée au variant Omicron, l'État de Victoria, dont Melbourne est la capitale, a enregistré 44.155 nouveaux cas dimanche 9 janvier.

AFP/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Rendez-vous au Centre de la quintessence du village artisanal vietnamien

Cao Bang travaille avec des experts du Réseau mondial des géoparcs Le Comité populaire de la province de Cao Bang au Nord a travaillé le 25 mai avec un groupe d’experts du Réseau mondial des géoparcs sur le géoparc mondial Non Nuoc Cao Bang, en vue de la réévaluation prochaine de ce géoparc.