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| La secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, Tô Lâm, prend la parole lors de la séance de clôture du trosième Plénum du Parti, le 24 juillet à Hanoï. |
| Photo : VNA/CVN |
Aucun pays ne s'est développé sans être confronté à des difficultés et à des défis. La question est de savoir si l'on est capable de percevoir les risques suffisamment tôt afin de s'y préparer de manière proactive.
Partant de cette réalité, le troisième Plénum du Parti a défini la quatrième transition stratégique : passer d'une approche consistant à traiter chaque risque au cas par cas à une approche fondée sur la prévention proactive, le renforcement de la résilience et la défense ferme du pays. Il ne s'agit pas seulement d'une exigence en matière de défense et de sécurité, mais aussi d'une conception du développement dans un monde marqué par de nombreuses mutations.
Les Vietnamiens disent : "N'attendez pas la tempête pour construire votre maison". Ce n'est pas seulement une expérience tirée de la lutte contre les catastrophes naturelles, mais aussi une leçon de gouvernance nationale. Dans la pratique, il nous est arrivé de privilégier le traitement des problèmes une fois qu'ils se sont produits, d'attendre que des insuffisances apparaissent avant d'y remédier, que des goulets d'étranglement surgissent avant de les lever, ou encore de ne rechercher des solutions qu'une fois les risques devenus réalité. Une telle manière de faire peut résoudre les problèmes immédiats, mais elle entraîne souvent un coût bien plus élevé que celui d'une prévention engagée dès le départ.
Cette leçon apparaît avec encore plus de clarté dans un contexte international marqué par de profondes turbulences. En quelques années seulement, la pandémie de COVID-19 a bouleversé le monde et coûté la vie à des millions de personnes. Puis les conflits géopolitiques, la concurrence stratégique entre les grandes puissances, les ruptures des chaînes d'approvisionnement, les catastrophes naturelles extrêmes et les cyberattaques ont successivement mis à l'épreuve la résilience de nombreuses économies. Selon les Nations unies, l'économie mondiale s'est contractée de 4,3% en 2020, soit la plus forte baisse enregistrée depuis plusieurs décennies. Quant aux catastrophes naturelles, elles ont causé plus de 500 milliards de dollars de pertes dans le monde au cours des années 2024 et 2025. Au Vietnam, le typhon Yagi et les catastrophes naturelles extrêmes de 2024 ont également provoqué de lourdes pertes, estimées à plus de 88.748 milliards de dôngs.
Ces chiffres montrent qu'une croissance rapide ne suffit pas ; plus important encore, il faut être suffisamment solide pour résister à des chocs imprévisibles.
C'est précisément pour répondre à cette exigence que le XIVe Congrès national du Parti ne s'est pas contenté de fixer un objectif de croissance à deux chiffres ; il a également exigé de préserver la stabilité politique, d'assurer la défense nationale, la sécurité et les affaires extérieures, ainsi que de construire une économie indépendante et autonome, associée à une intégration internationale profonde.
Dans ce contexte, défendre la Patrie aujourd'hui ne consiste pas seulement à protéger l'indépendance et la souveraineté nationales, mais aussi à préserver la sécurité économique, la sécurité énergétique, la sécurité alimentaire, la sécurité des ressources en eau, la sécurité des données, la cybersécurité ainsi qu'un environnement de paix propice au développement. En d'autres termes, protéger ces fondements revient également à préserver les moteurs du développement du pays.
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| Lors de la séance de clôture du trosième Plénum du Parti, le 24 juillet à Hanoï. |
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| Lors de la séance de clôture du trosième Plénum du Parti, le 24 juillet à Hanoï. Photo : VNA/CVN |
C'est pourquoi la quatrième transition stratégique définie par le troisième Plénum du Parti vise à renforcer la résilience nationale. L'objectif n'est pas d'éviter tous les risques, mais de s'adapter de manière proactive et de se relever lorsque des bouleversements surviennent. Pour y parvenir, la gouvernance nationale doit également passer d'une logique de réaction à une logique d'anticipation, de prévision et de prévention, afin de garantir la sécurité, la sûreté et la continuité du fonctionnement des systèmes politique, économique, social, technologique ainsi que des infrastructures essentielles. La sécurité est une condition du développement, tandis qu'un développement durable renforce à son tour la sécurité. Il est donc nécessaire de détecter les risques à un stade précoce, de lancer des alertes précoces et d'intervenir dès les premiers signes, à distance. Il ne faut pas laisser un petit problème devenir un grand problème.
Cet esprit est d'ores et déjà concrétisé dans les faits. Après plus d'un an de fonctionnement du modèle d'administration locale à deux niveaux, de nombreuses difficultés ont été identifiées et rapidement corrigées au cours même de sa mise en œuvre, au lieu d'être laissées s'accumuler jusqu'à devenir des obstacles plus importants.
Dans quelques jours, le Bureau politique organisera une conférence nationale consacrée à l'étude, à l'assimilation, à l'appropriation et à la mise en œuvre de la résolution du troisième Plénum du Parti. Les principaux dirigeants du Parti et de l'État présenteront eux-mêmes les contenus essentiels adoptés par le Comité central. Cela montre que la résolution ne s'arrête pas à sa promulgation, mais qu'elle est mise en œuvre sans délai.
L'expérience de ces dernières années a également montré que l'écart entre les résolutions et la réalité réside souvent dans leur mise en œuvre. Le secrétaire général du Parti et président de l'État, Tô Lâm, l'a d'ailleurs clairement souligné : "Le principal goulot d'étranglement demeure la mise en œuvre". Les habitants attendent des changements perceptibles dans leur vie quotidienne. Les entreprises ont besoin d'un environnement des affaires et de l'investissement plus ouvert, de coûts plus faibles et de procédures plus simples.
L'essentiel aujourd'hui est d'agir, de faire correspondre les actes aux paroles et de mesurer l'action par ses résultats. Tel est également l'esprit exigé par le troisième Plénum du Parti : des responsables clairement identifiés, des tâches clairement définies, des responsabilités clairement établies, des compétences clairement attribuées, des délais clairement fixés et des résultats clairement mesurables. Ce n'est que lorsque chaque orientation sera traduite en actions concrètes et en résultats concrets que la résolution entrera véritablement dans la vie.
C'est également ce qu'a souligné le secrétaire général du Parti et président de l'État, Tô Lâm : "La valeur et la vitalité des décisions politiques doivent être mesurées à l'aune des résultats concrets : les goulots d'étranglement sont levés, de nouvelles capacités sont créées, l'appareil fonctionne de manière fluide, les ressources sont libérées, la productivité et la compétitivité sont renforcées, le pays est plus sûr et la population bénéficie d'avantages plus tangibles. À partir de cette prise de conscience, il faut transformer sans attendre l'unité sur les orientations en unité dans l'action, afin de faire des décisions du Comité central des résultats concrets".
Il ne reste plus que quatre ans d'ici à 2030, et l'objectif fixé pour 2045 n'est plus si lointain. Chaque décision juste, mise en œuvre en temps voulu, apportera un nouvel élan au développement. Mais chaque retard dans son exécution fera perdre des opportunités. Les transitions stratégiques n'auront une véritable valeur et une véritable signification que si elles se traduisent en actions. Tel est également le message fort du troisième Plénum du Parti : créer les conditions nécessaires pour transformer les aspirations en résultats concrets dans la pratique.
VNA/CVN







