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| Les marchés boursiers restent prudents avant une semaine riche en événements. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le métal jaune s'est hissé lundi 26 janvier à un nouveau record, à 5.111,07 dollars l'once (31,1 g). Vers 12h20 GMT, il était à 5.092,18 dollars l'once.
Valeur refuge par excellence, l'or est stimulé par les revirements fréquents de Donald Trump qui créent un climat d'incertitude aux États-Unis, détournant les investisseurs et les banques centrales du dollar et des obligations d'État américaines, habituellement considérés comme des valeurs refuges.
Sa progression récente a été soutenue par les tensions autour du Groenland, dont le président américain a dit vouloir s'emparer, promettant à ses alliés européens des taxes douanières en cas d'opposition, avant finalement de lever sa menace, assurant avoir "conçu le cadre d'un futur accord".
Plus généralement, "la dépréciation des devises et l'augmentation du niveau d'endettement" des États, "se traduisent par une soif insatiable" d'actifs "tangibles", estime Neil Wilson, de Saxo Markets. L'argent a lui aussi touché un nouveau record lundi 26 janvier à 110,1287 dollars l'once.
Sur le marché de la dette européenne, les taux étaient en recul, signe d'un appétit des investisseurs pour ces actifs peu risqués. Le taux d'emprunt à dix ans de l'Allemagne baissait à 2,87%, contre 2,90% vendredi 23 janvier. Son équivalent français était à 3,44%, contre 3,49%.
Côté marchés boursiers, l'heure est à la prudence lundi 26 janvier, à l'orée d'une semaine chargée, avec une réunion de la Réserve fédérale américaine. En Europe, vers 12h20 GMT, Paris reculait de 0,21%, Francfort était stable (-0,06%) et Londres grappillait 0,16%. Milan prenait 0,35%.
À New York, les contrats à terme sur les principaux indices présageaient une ouverture en petite baisse.
"Les investisseurs restent prudents à l'approche de la réunion de la Réserve fédérale", qui aura lieu mardi 27 janvier et mercredi 28 janvier, relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.
Cette réunion se tiendra dans un contexte tendu, le président de l'institution Jerome Powell ayant révélé début janvier l'existence d'une procédure lancée par le ministère de la Justice contre lui. Il a dénoncé une énième tentative d'intimidation de la Fed par l'exécutif.
Aux États-Unis, plusieurs poids lourds de la tech seront sous le feu des projecteurs cette semaine, avec les résultats du quatrième trimestre de Meta et de Microsoft mercredi 28 janvier et d'Apple jeudi 29 janvier.
Le yen bondit
Le yen flambe, prenant 1,26% à 182,27 yens pour un dollar. La monnaie nippone a été portée lundi 26 janvier par des informations relayées par l'agence de presse Bloomberg, selon lesquelles la Réserve fédérale américaine pourrait soutenir une intervention de Tokyo pour faire apprécier sa valeur, en chute libre ces dernières semaines.
Cela "a renforcé les anticipations selon lesquelles toute mesure visant à soutenir le yen pourrait être coordonnée entre le Japon et les États-Unis", relève Kat Hudson, de Hargreaves Lansdown. Et "si la Fed intervient, c'est que c'est du sérieux", estime Kathleen Brooks, analyste pour XTB.
Le yen avait déjà été poussé vendredi 23 janvier par les déclarations de la ministre des Finances japonaise, Satsuki Katayama, qui n'avait pas écarté l'option d'intervenir pour soutenir sa monnaie.
Cette dernière a perdu près de 6% face au dollar au cours des six derniers mois et évolue proche de ses plus bas niveaux depuis 2024, plombée notamment par les craintes des investisseurs quant à la soutenabilité du programme de dépenses publiques voulu par la nouvelle Première ministre Sanae Takaichi. Dans ce contexte, la Bourse de Tokyo a perdu 1,79%.
AFP/VNA/CVN




