>> La Bourse de Paris s'offre un sursaut prudent
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>> Les Bourses européennes ouvrent prudemment
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| La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Les Bourses de Paris (-0,09%), Francfort (-0,14%) et Londres (+0,14%) ont terminé proche de l'équilibre, quand Milan a cédé 0,75%. Vers 10h30 (08h30 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 27,26 points (+0,32%) à 8.536,62 points.
Mardi 18 août, l'indice CAC 40 a perdu 70,24 points (-0,82%) à 8.509,36 points, pour sa sixième séance de baisse d'affilée.
Dans le détail, le panier des 40 valeurs françaises s'appuyaient sur ses titres traditionnels, avec Stellantis (+3,25% à 4,5 euros) Renault (+1,40% à 28,99 euros) ou Safran (+1,19% à 357,20 euros).
TotalEnergies (+1,35% à 77,94 euros) empochait les dividendes du pétrole cher, par ailleurs vecteur d'inflation et de préoccupation des marchés.
Vers 10h30, heure de Paris, le baril de Brent, référence mondiale du brut, s'échangeait à 91,58 dollars (+0,62%)et le WTI américain à 88,47 dollars (+0,62%).
À Paris comme ailleurs, les investisseurs attendaient les chiffres de l'inflation dans la zone euro et la publication des "minutes" (compte-rendu) de la dernière réunion de la Réserve fédérale.
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a appelé mercredi 19 août le Vieux continent à ne pas manquer la révolution en cours de l'intelligence artificielle.
"L'Europe a largement manqué la première révolution numérique, car les gains commerciaux issus de la diffusion des technologies de l'information et de la communication ont été captés de manière disproportionnée ailleurs", a expliqué Christine Lagarde lors d'une discussion organisée à Genève par le Forum économique mondial (WEF).
"Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter cette expérience avec l'IA, la deuxième révolution numérique", a-t-elle plaidé.
Le marché parisien gardera un œil sur les taux d'intérêt des emprunts à dix ans qui culminait mercredi matin 19 août à 4,11%, leur plus haut depuis 2008.
Ces taux reflètent des risques d'inflation avec la hausse des prix du pétrole, mais aussi des forts besoins de financement des États pour leur dette et des entreprises pour leur développement.
"Les analyses des causes de ce mouvement ne manquent pas", selon Neil Wilson de Saxo Markets qui cite "des dépenses budgétaires excessives ou imprudentes", "le conflit au Moyen-Orient" et "les dépenses d’investissement liées à l’IA".
La hausse des taux avait provoqué un recul des valeurs de la tech, mardi 18 août à Paris, touchant les semi-conducteurs STMicroelectronics (-7,64% à 45,31 euros) et Soitec hors CAC 40 (-14,83% à 113,70 euros).
Mercredi 19 août, STMicroelectronics reculait plus légèrement (-0,55% à 45,12 euros) tout comme Soitec hors CAC 40 (-1,54% à 111,95 euros).
AFP/VNA/CVN



