L'économie mondiale résiste en 2026 mais l'incertitude demeure, selon l'OCDE

L'économie mondiale devrait mieux résister qu'envisagé précédemment aux turbulences liées au conflit au Moyen-Orient, soutenue par les aides publiques pour amortir la flambée des prix de l'énergie ou des investissements dynamiques dans l'IA, a indiqué mercredi 23 septembre l'OCDE.

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La croissance économique mondiale a ralenti mais est restée résiliente.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'Organisation de coopération et de développement économiques, qui souligne toutefois l'incertitude entourant ses perspectives, a relevé de 0,1 point, à 2,9%, sa prévision de croissance mondiale en 2026, dans son rapport trimestriel sur l'économie mondiale.

C'est un ralentissement par rapport à l'an dernier (+3,4%), attribuable à une énergie plus chère et des prix plus élevés qui érodent le pouvoir d'achat, mais il est un peu moins marqué qu'envisagé en juin en cas de "perturbations limitées dans le temps" liées au conflit.

"La croissance économique mondiale a ralenti mais est restée résiliente", constate l'institution basée à Paris dans son rapport.

Comme facteurs de résistance, elle mentionne "les mesures de soutien gouvernemental discrétionnaires, le recours partiel à des matières premières de substitution (comme le charbon, NDLR), l'augmentation de l'offre ne provenant pas des économies du Golfe et les prélèvements dans les stocks de pétrole", ainsi que "le dynamisme persistant des activités liées à l'intelligence artificielle (IA)".

La croissance atteindrait ensuite 3% en 2027 (-0,1 point par rapport à l'estimation précédente), grâce à une détente progressive des prix de l'énergie et à un reflux de l'inflation sous l'effet notamment d'un relèvement des taux directeurs par plusieurs banques centrales, dont la Banque centrale européenne (BCE) en zone euro et la Réserve fédérale des États-Unis (Fed).

La France à risque 

Avec des finances publiques moribondes et une élection présidentielle lourde d'incertitude au printemps, la France, deuxième économie de la zone euro derrière l'Allemagne, est particulièrement à risque, en pleine quête d'un nouveau budget.

Sa prévision de croissance a été abaissée à 0,4% en 2026 (-0,3 point) dans une zone euro résistante (1%, +0,2 point), soutenue notamment par l'Allemagne (1,1%, +0,4 point).

Ensuite, l'activité économique se redresserait à 0,7% en France (-0,1 point), se stabiliserait en Allemagne (inchangé à 1,1%), mais elle perdrait en vigueur dans l'ensemble de la zone euro (1%, -0,2 point).

L'OCDE est plus optimiste pour les États-Unis (2,2% en 2026 et 2,1% en 2027). Pour la Chine, elle anticipe un ralentissement à 4,5% cette année puis 4,2%.

Après les canicules incendiaires de l'été, des épisodes météorologiques extrêmes sont également perçus comme des chocs potentiels pour l'économie mondiale.

Le phénomène naturel El Niño, annoncé comme le plus puissant jamais enregistré par des experts, atteindrait son pic vers la fin de l'année avec des effets possibles jusqu'en 2027. Il affecterait la production agricole et accentuerait les tensions sur les prix des produits alimentaires, prévient l'OCDE.

AFP/VNA/CVN

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