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| Le Sud-Est du Vietnam attire près de 23.000 projets d'investissements directs étrangers (IDE), représentant un capital total de plus de 205 milliards de dollars. |
| Photo : VNA/CVN |
Avec près de 23.000 projets représentant un capital total de plus de 205 milliards de dollars, soit environ 42% du total national d'investissements directs étrangers (IDE), la région a su capter les vagues de délocalisation dans le cadre de la restructuration des chaînes d'approvisionnement mondiales. Toutefois, malgré ce volume impressionnant, l'efficacité réelle de cette attraction reste en deçà des attentes, notamment en ce qui concerne les flux de capitaux de nouvelle génération.
Le constat actuel révèle un déséquilibre qualitatif : une grande partie des investissements demeure concentrée dans des activités d’assemblage et de sous-traitance à faible valeur ajoutée. Les projets d’envergure dans les secteurs de la haute technologie, de la recherche et du développement (R&D), ou encore ceux ayant un fort effet d’entraînement sur l’économie locale, restent encore trop limités. Par ailleurs, l’attraction des IDE montre des signes d’essoufflement ces dernières années, sous l’effet d’une concurrence interrégionale accrue et du manque de projets d’envergure capables de jouer un rôle moteur.
"Dérouler le tapis rouge" aux investisseurs
L’un des principaux obstacles réside dans le manque de synergie entre les différentes provinces de la région. Pendant de nombreuses années, les localités ont privilégié la concurrence directe plutôt qu’une coopération stratégique, multipliant les politiques d’incitation individuelles afin de "dérouler le tapis rouge" aux investisseurs. Cette approche fragmentée a eu pour conséquence une dispersion des ressources et un affaiblissement de la force d’attraction globale de la région économique du Sud-Est. Ce manque de coordination est aggravé par des infrastructures de connexion encore inégales et par les retards accumulés dans plusieurs projets de transport essentiels, entravant ainsi la fluidité de la chaîne logistique.
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| L’attraction des IDE s’essouffle ces dernières années, freinée par une concurrence interrégionale accrue et l’absence de projets d’envergure capables de jouer un rôle moteur. |
| Photo : VNA/CVN |
Par ailleurs, les infrastructures de connectivité régionale demeurent insuffisamment intégrées et les coûts logistiques restent élevés. Malgré la mise en œuvre de nombreux projets d’infrastructure stratégiques, les réseaux de transport n’ont pas encore permis de créer une véritable percée en matière de connectivité régionale. Plusieurs axes de transport majeurs accusent encore des retards, créant des goulets d’étranglement pour le transport de marchandises et l’intégration des chaînes d’approvisionnement. Cette situation se traduit par des coûts logistiques représentant environ 18% des coûts de production dans la région du Sud-Est, ce qui réduit son attractivité auprès des investisseurs industriels de grande envergure et limite sa compétitivité par rapport aux autres pôles économiques.
Pour remédier à ces insuffisances, il est nécessaire de mettre en place un mécanisme de coordination régionale plus efficace afin de renforcer l’attractivité de la région, tant en volume qu’en qualité des investissements.
À l’avenir, la région du Sud-Est devra accélérer les réformes institutionnelles, améliorer la planification et les infrastructures, tout en renforçant la coopération entre les localités. Chaque solution devra être assortie d’actions concrètes pour favoriser une meilleure coordination régionale.
Parallèlement, l’accélération des projets d’infrastructures de transport structurants est indispensable afin de créer un réseau multimodal fluide, de réduire les coûts logistiques et de raccourcir les délais de livraison.
VNA/CVN




