Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu évoque la relance du processus de paix au Proche-Orient

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a évoqué le 3 mai avec le président égyptien Hosni Moubarak la relance du processus de paix au Proche-Orient, au moment où des pourparlers indirects entre Israéliens et Palestiniens semblent imminents.

Le tête-à-tête entre les 2 dirigeants, qui s'est déroulé dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur les rives de la mer Rouge, a duré près d'une heure et demie et s'est achevé sans déclarations de part et d'autre.

MM. Moubarak et Netanyahu ont "examiné les derniers développements ainsi que les efforts égyptiens et internationaux visant à préparer le terrain pour des pourparlers indirects entre Palestiniens et Israéliens en vue d'une solution à 2 États", s'est bornée à indiquer l'agence de presse officielle égyptienne Mena.

D'après une source officielle israélienne, M. Netanyahu devait demander à M. Moubarak, médiateur de longue date entre les 2 parties et allié-clé des États-Unis dans la région, de presser le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas "d'aller de l'avant".

M. Netanyahu, qui s'est dirigé vers l'aéroport de Charm el-Cheikh aussitôt l'entretien terminé, était accompagné de son conseiller de sécurité nationale Uzi Arad et du ministre de l'Industrie et du Commerce, Binyamin Ben Eliezer.

Selon la Mena, ces derniers se sont toutefois contentés de saluer le président Moubarak avant de se retirer pour laisser les 2 dirigeants en tête-à-tête.

Israéliens et Palestiniens se préparent à la reprise de leurs pourparlers après le feu vert samedi de la Ligue arabe à l'ouverture de négociations indirectes entre les 2 parties sous l'égide des États-Unis, censées durer 4 mois.

M. Abbas, attendu demain en Égypte pour s'entretenir avec le chef de l'État égyptien, avait dit espérer "une réponse positive" de l'organisme panarabe basé au Caire à la proposition américaine d'engager ces pourparlers dits "de proximité". Il reste encore au Comité exécutif de l'OLP, qui doit se réunir samedi, à entériner cette décision, selon le négociateur palestinien Saëb Erakat. Auparavant, M. Abbas se sera réuni avec l'émissaire américain pour le Proche-Orient, George Mitchell, vendredi à Ramallah (Cisjordanie).

La Ligue avait déjà apporté son soutien à de telles négociations en mars, mais l'annonce par l'État hébreu de son intention de construire 1.600 nouveaux logements à Jérusalem-Est annexée avait fait échouer les tentatives de relance des pourparlers palestino-israéliens, gelés depuis fin 2008 et la guerre de Gaza.

Selon un haut responsable de la Ligue arabe, les États-Unis ont garanti aux Palestiniens, afin qu'ils acceptent de reprendre langue avec les Israéliens même indirectement, que le projet de construction serait gelé. "S'ils construisent un seul des 1.600 logements, nous n'irons pas aux pourparlers", a averti M. Erakat samedi.

La Ligue a tenu à préciser que les négociations indirectes ne mèneraient pas tout de suite à des pourparlers directs.

Selon le quotidien israélien Yédiot Aharonot, ces pourparlers -sous forme de navettes de M. Mitchell entre Jérusalem, Ramallah et Washington- "devraient aboutir dans quelques semaines à des réunions triangulaires".

Le journal Haaretz affirme de son côté que M. Netanyahu souhaite soulever, dès le début des négociations, des exigences sécuritaires concernant la démilitarisation d'un futur État palestinien, dont Israël entend garder le contrôle des frontières et de l'espace aérien.

Près de 17 ans après les accords de paix d'Oslo -négociés, eux, directement et secrètement entre les parties- des divergences capitales persistent sur les dossiers-clés.

AFP/VNA/CVN

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