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La résolution affirme pour la première fois que le secteur économique à capitaux étrangers constitue une composante importante de l’économie nationale et, en même temps, un moteur de croissance, d’innovation et d’intégration internationale. Dans ce contexte, le Centre financier international du Vietnam (VIFC) devrait devenir un maillon essentiel pour attirer, connecter et transiter les flux de capitaux de haute qualité.
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| Le Pr. associé-Dr. Nguyên Huu Huân, vice-président de l’organe exécutif du Centre financier international du Vietnam à Hô Chi Minh-Ville. |
| Photo : VNA/CVN |
La résolution se fixe non seulement l’objectif d’accroître l’ampleur des flux de capitaux internationaux vers le Vietnam, mais elle témoigne également d’un changement notable dans la pensée du développement : passer d’une approche axée sur la quantité des investissements au développement d’une plateforme nationale d’investissement stratégique, a souligné à l’Agence vietnamienne d’information (VNA) le prof.associé-Dr. Nguyên Huu Huân, vice-président de l’organe exécutif du VIFC-HCMC.
Une des nouveautés consiste à associer le secteur économique à capitaux étrangers à l’écosystème de développement durable de l’économie, comprenant notamment les marchés de capitaux, les centres financiers internationaux, les zones franches, l’innovation, les infrastructures de données, la logistique et le développement des entreprises nationales, a observé le prof.associé-Dr. Nguyên Huu Huân.
Cette orientation montre que le Vietnam ne cherche pas seulement à devenir une destination manufacturière, mais vise également à devenir un pôle d’activités à plus forte valeur ajoutée telles que la recherche et le développement (R&D), les centres d’opérations régionaux, les centres de services et les activités financières internationales, a-t-il indiqué.
Cet objectif aide le Vietnam à participer plus activement aux chaînes de valeur mondiales, tout en attirant des flux de capitaux vers l’innovation et les secteurs à haute valeur ajoutée, renforçant ainsi sa position dans ces chaînes de valeur mondiales.
Pour 2026-2030, le Vietnam vise entre 200 et 300 milliards de dollars d’investissements étrangers enregistrés, soit environ 40 à 50 milliards de dollars par an. À l’horizon 2045, le secteur à capitaux étrangers devrait représenter environ 25% de l’investissement total de la société et contribuer à près de 30% du PIB national.
Le VIFC, et plus particulièrement le VIFC-HCMC, jouera un rôle crucial pour attirer les investissements étrangers de nouvelle génération. Grâce à ses mécanismes uniques et à son cadre institutionnel performant, le VIFC permettra non seulement d’attirer des capitaux internationaux, mais aussi de faciliter la mise en place de nouveaux modèles de mobilisation et d’allocation de capitaux, créant ainsi une plus grande valeur ajoutée pour l’économie, a-t-il déclaré.
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| Le quartier financier du centre de Hô Chi Minh-Ville, en bordure de la rivière Saïgon, face à la péninsule de Thu Thiêm. |
| Photo : VNA/CVN |
En réalité, malgré l’afflux important de capitaux d’investissement au Vietnam, notamment dans le secteur manufacturier, de nombreuses opérations financières liées à ces flux de capitaux sont encore réalisées dans des places financières internationales de la région telles que Singapour, Hong Kong ou Dubaï. Par conséquent, une part significative de la valeur ajoutée générée par les services financiers associés aux capitaux d’investissement entrant au Vietnam ne profite pas au pays.
L’économie vietnamienne se caractérise par son haut degré d'ouverture. Lorsque les entreprises fonctionnent efficacement et génèrent des profits, une partie des flux de trésorerie continue de circuler via des centres financiers étrangers au lieu d’être réinvestie ou utilisée pour des services financiers au Vietnam.
Par conséquent, la création du VIFC permet non seulement d’attirer des capitaux pour la production et les activités commerciales, mais aussi de retenir davantage d’activités financières liées à ces flux de capitaux, en les faisant réaliser au Vietnam. Ceci contribue non seulement à accroître la valeur de l’économie, mais aussi au développement du marché financier national.
Grâce à ces mécanismes exceptionnels, le Vietnam attire non seulement de nombreux flux de capitaux de haute qualité, mais peut aussi devenir progressivement une plaque tournante reliant et attirant les flux de capitaux mondiaux vers l’Asie du Sud-Est et l’Asie dans la période à venir, a-t-il conclu.
VNA/CVN




