La fête de dissipation du malheur des H'mông

Aux premiers jours du Nouvel An ou pendant une journée soigneusement choisie, les H'mông invitent un chaman (thây cúng) afin de réaliser une cérémonie de "dissipation du malheur" pour tous les membres de la famille avec le souhait d'apporter prospérité, bonnes santé et récoltes pour l'année à venir.

>>Rendez-vous avec les H’mông noirs

>>L’Aza, la fête du riz nouveau des Pa Cô

>>La fête du "soufflage d’oreille" des Bahnar

Afin d’effectuer ce rite, le propriétaire prépare des offrandes : poulet ou porc bouilli, riz, alcool, fruits, bonbons, objets votifs en papier, encens et un jeune bananier encore vert.

Lors de cette journée choisie, l’hôte convie les cousins et le chaman à la cérémonie. Celui-ci porte le costume traditionnel indigo de l’ethnie H’mông, un béret et apporte quelques objets.

Quand l’heure faste arrive, les participants sont présentés à la cérémonie. Le chaman entame le culte et marche autour des participants en faisant trois tours, afin de prier les divinités de les protéger.

À la fin de la cérémonie, le propriétaire invite les cousins et villageois à déguster les plats préparés par sa famille. Il plante ensuite le jeune bananier dans son jardin, promesse d’une végétation luxuriante, de paix et de santé pour l’avenir.

Cette cérémonie reflète les us et coutumes ainsi que la vie culturelle des H’mông. Une occasion de consolider les liens dans la communauté, de prier pour santé, chance et paix autour de soi.

Texte et photos : Mai Huong - DTMN/CVN

Déposer des offrandes pour la cérémonie de dissipation du malheur.
Le propriétaire invite le chaman et les cousins à la cérémonie.
Chaman effectuant le rite.
Les premiers jours du Nouvel An ou lors d’une journée adaptée, les H’mông invitent le chaman à effectuer la cérémonie de "dissipation du malheur".
back to top