06/04/2020 18:05
La Bourse de Paris attaquait la semaine du bon pied (+3,62%) lundi 6 avril, retrouvant un peu d'espoir grâce à la baisse du nombre quotidien de décès liés au coronavirus en Europe, suggérant que le pic de la pandémie pourrait être atteint.
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La salle de contrôle d'Euronext, la société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

À 09h56, l'indice CAC 40 montait de 150,26 points à 4.304,84 points. Vendredi 3 avril, il avait fini en recul de 1,57%. Les marchés européens ont ouvert "en hausse, encouragés par le déclin de l'épidémie en Italie, en Espagne ou en France, mais les investisseurs devraient rapidement réaliser que la Bourse ne pourra pas se contenter d'un pic prochain de l'épidémie pour retrouver durablement le moral", souligne dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

"En effet, le déconfinement sera long et laborieux et il n'est pas certain que l'économie revienne au niveau pré-crise, même en quelques mois, si jamais le virus continue de circuler", complète-t-il. Un peu d'espoir quant à l'épidémie de coronavirus émerge en Europe, le continent qui recense le plus de morts, mais qui pourrait voir ses chiffres refluer, tandis que les États-Unis s'attendent à une semaine extrêmement difficile, de l'aveu du président Donald Trump.

À Rome, les autorités ont comptabilisé 525 morts en un jour, le nombre le plus bas depuis plus de deux semaines tandis qu'à Madrid, les 674 décès enregistrés dimanche 5 avril ont marqué le troisième jour consécutif de baisse de la macabre statistique. Avec 357 morts enregistrés dimanche 5 avril, la France affiche quant à elle le chiffre le plus bas depuis une semaine. Toutefois, "les mesures plus drastiques prises dans des pays qui contrôlaient l'épidémie, comme à Singapour par exemple, invitent à la prudence", selon M. Le Liboux.

La ville-État, qui a traqué sans relâche tous les cas avec des tests en très grand nombre, a repéré un foyer de la maladie dans des résidences logeant des travailleurs migrants. Les autorités ont donc décidé d'en placer 20.000 en quarantaine. Sur le front des valeurs, les secteurs les plus affectés par la crise liée au coronavirus étaient les premiers bénéficiaires du rebond de l'indice.

Pour l'automobile, Renault progressait de 12,31% à 17,76 euros, Peugeot prenait 8,80% à 12,86 euros tandis que Valeo gagnait 8,74% à 15,00 euros. Côté transport aérien, Airbus (+9,34% à 54,13 euros) et Aéroports de Paris (+6,78% à 90,50 euros) redressaient également nettement la tête. En matière de banques et d'assurances, Natixis s'appréciait 8,83% à 2,01 euros, Wendel s'appréciait de 8,89% à 72,30 euros, Coface progressait de 7,15% à 5,32 euros et Société Générale montait de 5,70% à 13,53 euros.

Axa s'adjugeait 4,58% à 14,60 euros alors que le PDG de l'assureur, Thomas Buberl, a plaidé pour la mise en place d'un mécanisme de mutualisation afin de créer un "régime d'assurance pandémie", capable de répondre à une crise comme celle du Covid-19, dans une interview au Journal du Dimanche. Les matières premières remontaient aussi la pente, à l'instar d'ArcelorMittal (+8,03% à 8,48 euros), Eramet (+6,70% à 29,64 euros) ou encore Aperam (+6,07% à 20,36 euros).

Iliad s'affichait à l'équilibre (-0,04% à 133,95 euros). Le gendarme des télécoms (Arcep) a annoncé vendredi qu'il avait reçu et allait examiner un avenant qui prolonge de deux ans le contrat d'itinérance permettant à l'opérateur Free Mobile (Iliad) de bénéficier de la couverture 2G et 3G de l'opérateur historique Orange en France.

AFP/VNA/CVN


 
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