07/08/2021 20:09
Il a manqué 1/10e de seconde à Adrien Bart pour monter sur le podium de l'épreuve du 1.000 m canoë monoplace des Jeux olympiques de Tokyo samedi 7 août, une quatrième place d'autant plus rageante que celui qui l'a devancé pour la médaille de bronze est, selon lui, "quelqu'un de pas très respectable".
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Le Français Adrien Bart à l'issue de la demi-finale du canoë en ligne des Jeux de Tokyo, le 7 août.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Ça fait chier que (Tarnovschi) soit là, qu'il soit aussi fort, on ne sait pas grand-chose de ce mec et en même temps je ne veux rien savoir de lui" : une demi-heure après sa finale, de retour du contrôle antidopage, Bart était encore tout à sa déception, lui qui, pendant plus de 900 m, tenait le première et unique médaille de l'équipe de France de canöe en ligne à Tokyo.

Le titre est revenu au Brésilien Isaquias Queiroz, vice-champion olympique à Rio, devant le Chinois Liu Hao. Le Moldave d'origine ukrainienne Serghei Tarnovschi, 24 ans, a terminé troisième, comme en 2016 à Rio où il avait été aussitôt privé de sa médaille après un contrôle antidopage positif.

Le Brésilien et le Chinois sont ensuite venus en conférence de presse, mais la chaise du Moldave est restée vide. "Nous n'avons pas trouvé l'équipe de Moldavie", a expliqué dans un premier temps l'animateur de cette conférence de presse.

Un porte-parole de la Fédération internationale de canoë a ensuite précisé qu'il y avait eu "un malentendu" avec l'équipe moldave qui pensait que la zone mixte, zone où les sportifs s'expriment devant la presse juste après la course, faisait office de conférence de presse.

"J'ai tout donné"

Vainqueur avec autorité de sa demi-finale un peu plus tôt, Bart pouvait nourrir de vrais espoirs avant la finale et de vrais regrets après, mais voulait tout de même retenir une "super journée" : "J'ai tout donné, tout mis en place, je fais quatrième, c’est mon niveau aujourd'hui, il y a des gars que j'ai battus et que je n'aurais jamais pensé battre".

Adrien Bart en compétition lors des Jeux de Rio.
Photo : AFP/VNA/CVN

"On est sur un sport d’extérieur, il y a du vent. Et il y a des adversaires, ce sont des critères qu'on ne peut pas gérer, maintenant il faut se battre, il faut aller au combat", a encore expliqué le céiste du Pas-de-Calais. Parmi les adversaires, figurait donc Tarnovschi, privé de sa médaille de bronze de Rio deux jours après le podium et suspendu quatre ans en février 2017 pour un contrôle antidopage positif hors-compétition en juillet 2016, juste avant les JO de Rio.

"Quatre ans difficiles"

"Je réalise à nouveau mon résultat de Rio et je montre que remporter de nouveau le bronze cinq ans plus tard n'est pas un problème pour moi," a réagi le Moldave. Ses quatre ans de suspension ont été "quatre ans difficiles pendant lesquels je n'ai pas pu m'entraîner". "Aujourd'hui, je n'ai pas pagayé en pensant à ma médaille, mais en pensant à mon finish", a-t-il ajouté Tarnovschi.

À propos du parcours de celui qui le prive du podium, Bart ajoute que "ce ne sont pas des choses que j'aime, ce n'est pas comme ça que je vois le sport. Même s'il a pu commettre une erreur, je suis désolé, j'ai une vigilance qui est super élévée".

"Si on est pro, on doit être vigilant sur tout ce qu'on ingère. Il n'a pas été vigilant ou alors il a triché, donc c'est quelqu'un de pas très pro et de pas très respectable", a-t-il asséné. À 29 ans, Bart veut se projeter sur cette fin d'année, notamment les Championnats du monde avant de penser aux JO-2024 de Paris : "On va remettre les choses à plat. Si on repart pour trois ans, on doit repartir sur des bases solides, car sans cela on ne va pas très loin", a-t-il prévenu.

AFP/VNA/CVN




 

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