G7 : Le déblocage des stocks stratégiques de pétrole sera "sans doute" évoqué

Le G7 qui se tient le 11 mars évoquera "sans doute" la question des stocks stratégiques de pétrole, a indiqué le ministre français de l'Économie, Roland Lescure, sur BFMTV/RMC, après que les différents ministre de l'Énergie du G7 ont affirmé être "prêts" à prendre "toutes les mesures nécessaires", en coordination avec l'AIE.

>> Les marchés mondiaux tremblent face à la flambée des prix du pétrole

>> Le pétrole chute de 10% après les propos de Trump, fort rebond des Bourses en Asie

>> Conflit au Moyen-Orient : Wall Street reste sur ses gardes

Le ministre français des Finances, Roland Lescure, s'adresse aux médias à l'issue d'un sommet des ministres des Finances du G7 par vidéoconférence à Bruxelles, le 9 mars.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous soutenons en principe la mise en œuvre de mesures proactives pour remédier à la situation, y compris le recours aux réserves stratégiques", indiquent les ministres du G7 Énergie dans un communiqué publié le 11 mars au matin, après s'être réunis la veille à Paris dans un contexte du conflit au Moyen-Orient et de forte instabilité des prix du pétrole.

"À ce stade, la décision n'est pas prise de libérer ce qu'on appelle nos stocks stratégiques mondiaux", a toutefois indiqué M. Lescure, le 11 mars, sur BFMTV/RMC.

Selon des informations rapportées le 10 mars au soir par le Wall Street Journal, l'AIE (Agence internationale de l'énergie) propose un recours "sans précédent" aux réserves stratégiques de pétrole afin d'enrayer la flambée des prix.

Ce déblocage discuté dépasserait les 182 millions de barils de pétrole mis sur le marché par les pays membres de l'AIE en deux phases en 2022, au moment du conflit entre l'Ukraine et la Russie, précise le journal américain des affaires qui cite des responsables proches du dossier. Contactée par l'AFP, l'AIE n'a pas répondu dans l'immédiat.

"L'objectif" du travail mené "sur les réserves stratégiques" est de "s'assurer que dans des zones où il y a des tensions d'approvisionnement (...), on puisse intégrer le fait que le marché se libère", ce qui permettrait de "faire baisser les cours", avait expliqué Roland Lescure le 10 mars.

"Il faut donner un message très clair : si on ne peut pas rouvrir le détroit d'Ormuz, on va le remplacer par d'autre pétrole qui viendra d'ailleurs et qui va circuler dans le monde", a ajouté le ministre le 11 mars sur BFMTV/RMC.

Après plusieurs jours de flambée -jusqu'à près de 120 dollars le baril le 9mars-, les cours du brut ont finalement chuté le 10 mars à la suite des déclarations de Donald Trump affirmant que le conflit avec l'Iran était "quasiment" terminé.

AFP/VNA/CVN

Rédactrice en chef : Nguyễn Hồng Nga

Adresse : 79, rue Ly Thuong Kiêt, Hanoï, Vietnam

Permis de publication : 25/GP-BTTTT

Tél : (+84) 24 38 25 20 96

E-mail : courrier@vnanet.vn, courrier.cvn@gmail.com

back to top