>> Deux Canadair envoyés pour lutter contre l'incendie hors norme de la forêt de Fontainebleau
>> Canicule : la décrue démarre, une issue pas avant jeudi 16 juillet
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| Des pompiers au milieu des troncs calcinés de pins et de rochers recourverts de cendres, rochers qui sont une des caractéristiques de la forêt de Fontainebleau. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Depuis le 12 juillet, attisé par des vents de 30 km/h, sous une chaleur écrasante, le feu avance dans le massif forestier de Fontainebleau dévorant 800 hectares. Ce 14 juillet, 2.050 ha ont été brûlés.
Ce soir, la procureure de Fontainebleau Diane Ngomsik, a annoncé ordonné la garde à vue de six personnes. Un pompier volontaire, un jeune homme de 19 ans, a avoué avoir "mis le feu à des brindilles avec un briquet et de l'essence", à Arbonne-la-Forêt. Un second suspect, né en 1975, a reconnu "avoir accidentellement mis le feu en jetant sa cigarette" sur un autre lieu de départ de feu, dans le secteur de la Faisanderie.
Un feu d'origine criminelle
Deux personnes ont quant à elles été placées en garde à vue ce matin mardi 14 juillet pour l'incendie qui a démarré dimanche autour de l'A6, occasionnant la fermeture d'un tronçon de l'autoroute et qui a ravagé environ 1.600 ha en 48 heures.
Concernant ce sinistre, "l'hypothèse d'un départ de feu susceptible d'être lié à des travaux réalisés à proximité immédiate de l'autoroute A6 fait l'objet de vérifications approfondies", a souligné la procureure de Fontainebleau, qui rappelle que le parquet explore "toutes les hypothèses, tant accidentelle que volontaire".
L'espoir de fixer les feux ce 14 juillet
En milieu d'après-midi, les quelque 800 pompiers engagés espéraient toujours fixer les feux, qui n'ont fait aucune victime, d'ici la fin de journée.
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| Incendie en forêt de Fontainebleau, à Noisy-sur-Ecole, le 13 juillet. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"On continue les rotations des sapeurs-pompiers pour maîtriser un petit peu la fatigue", a déclaré à l'AFP Paul-Edouard Laurain, porte-parole du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis).
S'il y a régulièrement des reprises de feu qui engendrent "un petit fond d'activité", ce n'est "en tout cas rien de comparable à ce qu'on a connu depuis le début", a-t-il expliqué, soulignant par ailleurs le "véritable élan de solidarité" qu'il a pu observer de la part d'habitants.
Lors d'un point presse à la mi-journée, le préfet de Seine-et-Marne, Pierre Ory, a fait état d'une météo un peu plus favorable et évoqué une "journée décisive" après "une nuit compliquée pour les pompiers". Alors que la journée de lundi 13 juillet a été marquée par des rafales de vent, celui-ci est "globalement tombé", a-t-il poursuivi.
Dans le ciel, quatre Canadair, quatre hélicoptères bombardiers, un Dash larguant du retardant et un hélicoptère de commandement poursuivent leur ballet aérien, qu'ils ont dû interrompre durant la nuit.
Des bulldozers ont également été mis à contribution ce mardi 14 juillet pour élargir une piste qui pénètre dans la surface en feu.
Un travail qui a porté ses fruits car ce soir le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez annonce que deux feux, celui de Noisy-sur-École et de la Faisanderie, "sont désormais fixés".
Des odeurs de brûlé jusqu'à Orléans
"Le premier soir était très stressant, le feu arrivant sur nos maisons, on avait peur qu'elles brûlent", s'est remémoré auprès de l'AFP Nicolas Tournier, habitant de la commune du Vaudoué, en partie évacuée.
Actuellement hébergé avec sa compagne chez une conseillère municipale, il "attend patiemment de pouvoir regagner (sa) maison quand l'incendie sera fixé", saluant le "travail exceptionnel des pompiers" et "la solidarité à l'oeuvre dans le village".
Dans le Loiret, de nombreux habitants ont signalé des odeurs de brûlé, par exemple nettement perceptibles à Orléans, pourtant à près de 100 km de la forêt de Fontainebleau, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ces nombreux signalements ont poussé le préfet du Loiret et les pompiers à diffuser des messages appelant le public à "ne pas encombrer" les numéros d'urgence s'ils sentent simplement une odeur de brûlé.
Ce feu dans la forêt de Fontainebleau, dans une moitié nord du pays jusque-là relativement épargnée, démontre que plus aucune région n'est à l'abri de ces incendies estivaux. Des feux de végétation ont été fixés lundi 12 juillet au cap Fréhel en Bretagne, ou en Lozère.
AFP/VNA/CVN



