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| Des habitants avancent dans les eaux après de fortes pluies de mousson à Chattogram, qui ont déjà tué au moins 50 personnes au Bangladesh en une semaine, le 12 juillet. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le Bangladesh, pays de basse altitude sillonné par des rivières, est très vulnérable face aux inondations et glissements de terrain pendant la mousson, dont le réchauffement climatique augmente l'intensité et la fréquence selon les scientifiques.
Depuis plusieurs jours, l'armée et des gardes-frontières acheminent de la nourriture, de l'eau potable et d'autres produits de première nécessité par bateau aux communautés isolées à cause des fortes inondations dans les districts du Sud-Est du pays.
Au moins 50 personnes sont mortes en une semaine dans le district de Chattogram, le plus touché, et 29 d'entre elles ont été ensevelies par des glissements de terrain, a déclaré le commissaire divisionnaire Mohammed Ziauddin, précisant que "deux personnes sont toujours portées disparues".
Quelque 35.000 personnes ont trouvé refuge dans des centres gérés par le gouvernement, a-t-il ajouté.
Parmi les victimes à Chattogram se trouvait Mohammed Forkan, dont la famille n'a pas pu exaucer le souhait d'être enterré aux côtés de ses parents, puisque le cimetière local était submergé par de l'eau arrivant jusqu'à la poitrine.
"Nous avons déposé le corps de mon oncle sur un radeau en bambou et nous avons nagé à côté, à la recherche d'un endroit qui ne soit pas sous l'eau", a raconté son neveu, Nizam Uddin.
"Finalement, nous avons réussi à l'enterrer sur un terrain qui appartient à l'État et nous avons organisé une petite prière funéraire."
Les autorités ont ouvert environ 4.000 centres d'accueil pour les habitants déplacés, mais les pénuries d'eau potable et de nourriture aggravent la crise.
De nombreux habitants se trouvent dans des conditions extrêmement difficiles, leurs maisons et leurs cuisines étant submergées par les eaux.
La semaine dernière, de fortes pluies ont provoqué des glissements de terrain dans le camp de réfugiés rohingyas de Cox's Bazar, où au moins 15 personnes sont mortes.
Plus d'1,2 million de réfugiés vivent dans des abris surpeuplés situés sur des pentes sans arbres, ce qui rend le terrain instable pendant la mousson.
La situation dans les districts du Sud-Est devrait s'améliorer rapidement, a déclaré dimanche 12 juillet Sarder Udoy Raihan, du Centre de prévision et d'alerte des inondations.
"Mais la mousson reste active dans le Nord-Est et le Nord du Bangladesh, et il est possible que d'autres inondations surviennent", a-t-il ajouté.
AFP/VNA/CVN



