>> France 24 diffuse un reportage sur les séquelles de l'agent orange/dioxine au Vietnam
>> Logements pour les enfants d’anciens combattants et victimes de l’agent orange
>> Da Nang accueille l'exposition "Agent Orange - Conscience et Justice"
![]() |
| Le Ve Congrès des modèles exemplaires pour les victimes de l'agent orange (période 2026-2031), tenu en mai 2026. Photo : VAVA/CVN |
Le 14 juillet 2026, le comité central de l'Association vietnamienne des victimes de l'agent orange/dioxine (VAVA) a annoncé une série d'activités commémoratives à l'occasion de ce 65e anniversaire (10 août 1961 - 10 août 2026), ainsi que l'organisation du VIe Congrès national des délégués de l'association pour le mandat 2026-2031.
Élan international
L'agent orange continue de tuer et de faire souffrir. Cette réalité demeure gravée dans ma mémoire depuis le 10 août 2006, lorsque le général Nguyên Van Rinh, alors président de la VAVA, demanda à Nguyên Dac Lôc et à moi-même de représenter les victimes lors des manifestations de soutien organisées à l'étranger.
Depuis cette date, la mobilisation internationale n'a cessé de s'amplifier. Elle s'est traduite par des manifestations publiques, des actions humanitaires, des coopérations bilatérales, des campagnes de sensibilisation ainsi que des initiatives judiciaires destinées à faire reconnaître les responsabilités liées à l'utilisation de ce défoliant.
Élan collectif
Depuis 2006, la mobilisation contre les effets de l’agent orange (mélange d’herbicides contenant de la dioxine, utilisé massivement par l’armée américaine au Vietnam entre 1961 et 1971) s’est renforcée, combinant manifestations, actions humanitaires, coopérations bilatérales et initiatives juridiques.
Un retour sur la scène internationale
Après un long silence post‑1975, la Conférence de Stockholm (juillet 2002) marque le retour de la question sur le plan international. Depuis, des associations, collectifs et ONG ont coordonné des actions dans plusieurs pays, notamment au Vietnam, au Cambodge et au Laos, où des millions de personnes ont été exposées.
Formes de mobilisation
Manifestations et actions citoyennes : rassemblements, pétitions, campagnes de sensibilisation, notamment via entre autres, l’Association d’amitié Franco‑Vietnamienne (AAFV) en France, l’Union générale des Vietnamiens de France (UGVF), l’Union des jeunes Vietnamiens de France (UJVF), l’Association pour la promotion des femmes scientifiques vietnamiennes (APFSV) et le Collectif Vietnam Dioxine au Vietnam (Association d'amitié franco-vietnamienne).
Actions humanitaires : soutien médical, aide aux victimes, programmes de prévention et de réhabilitation environnementale.
Coopérations bilatérales : échanges entre associations vietnamiennes, françaises et internationales, partage de données scientifiques et juridiques.
Initiatives juridiques : procès contre les multinationales agrochimiques (Monsanto, Dow, etc.), comme celui de Trân Tô Nga, résistante et victime vivant en France, qui a mis en lumière la toxicité connue dès 1957 et la responsabilité des fabricants. Mme Tô Nga mène une action en justice depuis 2014 contre les groupes agrochimiques qui ont conçu ce produit. Une procédure rejetée par le tribunal judiciaire d’Evry en première instance en 2021, puis par la cour d’appel de Paris en 2024, au motif que ces entreprises agissaient pour le compte des États-Unis entre 1955 et 1975. Mais, parce que "cette affaire pose un problème de principe", la Cour de cassation a ordonné le renvoi devant l’assemblée plénière, lequel retarde l’issue de six mois à un an.
Un combat qui se poursuit
La lutte est à la fois écologique, mémorielle, visant à reconnaître les victimes, rétablir la justice et dénoncer les logiques capitalistes à l’origine de l’écocide. Malgré des revers judiciaires (immunité de juridiction invoquée par les entreprises), la médiatisation et le soutien politique, syndical et associatif permettent de maintenir la visibilité du drame, l’impact de l’élan collectif ici (pose d’une stèle à la mémoire des victimes de l’AOD à Paris 13e et là-bas est très important car la mobilisation nationale et internationale contre l’AOD est un combat durable qui mêle plaidoyer public, solidarité humanitaire, coopération internationale et action en justice, avec pour objectif de faire reconnaître les souffrances et de poursuivre la recherche de réparations pour les victimes.
Nguyên Dac Nhu-Mai/CVN



