08/07/2021 12:02
Le monde a franchi le seuil "tragique" des quatre millions de morts du COVID-19, a annoncé mercredi 7 juillet l'Organisation mondiale de la santé au moment où la pandémie, loin d'être terminée, reprend en intensité, notamment aux États-Unis et au Brésil, sous l'impulsion du très contagieux variant Delta.
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Un motard passe devant un centre de vaccination anti-COVID-19 à Los Angeles, en Californie, le 6 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous venons juste de dépasser le tragique jalon de quatre millions de morts du COVID-19 répertoriés", a déclaré le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, ajoutant que ce bilan était "très certainement" sous-évalué.

Il a averti que le "monde était à un point dangereux dans cette pandémie", apparue en Chine à la fin 2019, en raison des nouveaux variants et de la levée des restrictions sanitaires. L'OMS a mis en garde contre une levée trop large des restrictions, y compris dans des pays avec un taux de vaccination élevé.

Aux États-Unis, où la campagne de vaccination a pourtant été un succès, les cas de COVID-19 augmentent à nouveau, selon les données des autorités sanitaires mercredi 7 juillet. La moyenne sur sept jours du nombre de nouvelles infections quotidiennes se situait mardi à un peu moins de 13.900 cas, quand elle était d'environ 11.500 il y a deux semaines. Et le variant Delta, apparu initialement en Inde, est désormais majoritaire dans le nombre de cas.

Au Brésil, deuxième pays le plus touché au monde par la pandémie après les États-Unis, ce variant particulièrement contagieux a fait son apparition dans la métropole de Sao Paulo.

Dans une Asie durement touchée par la nouvelle flambée épidémique, l'Indonésie, l'un des nouveaux fronts de la pandémie, a pour la première fois franchi la barre des 1.000 décès quotidiens du COVID-19 et élargi à l'ensemble du pays ses restrictions sanitaires.

Le pays a fait état mercredi de 1.040 décès quotidiens dus au coronavirus, un record national, alors que le nombre de nouvelles contaminations s'est établi à 34.379. Cette mortalité est 10 fois supérieure à ce qu'elle était il y a encore moins d'un mois.

Le système de santé du quatrième pays le plus peuplé au monde, avec près de 270 millions d'habitants, est débordé par un afflux de patients.

"J'ai très peur d'être infecté", a déclaré Nesan Nusmana, qui vit aux abords d'un cimetière près de Jakarta, où des employés vêtus d'équipements de protection s'empressent d'enterrer des cercueils enveloppés de plastique. "Mais on ne peut rien y faire. C'est ici que je vis."

Une malade du COVID-19 sous oxygène dans un service de soins intensifs à Lhokseumawe, dans la province d'Aceh, en Indonésie, le 7 juillet.
Photo : AFP/VNA/CVN 

Alors que des mesures drastiques étaient déjà en place depuis samedi 3 juillet sur les îles de Java et Bali, les nouvelles restrictions, en vigueur jusqu'au 20 juillet, s'appliqueront à des dizaines de villes, de Sumatra (Ouest) jusqu'à la Papouasie occidentale (Est).

Tokyo : état d'urgence 

Au Japon, à deux semaines de l'ouverture des Jeux olympiques, le gouvernement s'apprête à déclarer un nouvel état d'urgence à Tokyo qui devrait couvrir toute la période des JO, prévus du 23 juillet au 8 août, selon plusieurs médias locaux.

Il s'agirait du quatrième état d'urgence instauré au Japon depuis le début de la pandémie.

Les autorités locales ont aussi annoncé mercredi 7 juillet "l'annulation" du relais de la flamme olympique "sur la voie publique" dans la capitale.

Ailleurs en Asie, le Vietnam a décrété un confinement à Hô Chi Minh-Ville, où neuf millions d'habitants ont reçu l'ordre de se confiner face à la flambée du virus, ont annoncé mercredi 7 juillet les médias d'État.

À partir de vendredi 9 juillet, les habitants seront tenus de rester chez eux pendant deux semaines, après que 8.000 cas ont été enregistrés dans la ville.

La Chine, quasi débarrassée du Covid depuis 2020, a de son côté fait état mercredi 7 juillet d'un foyer grandissant dans une petite ville frontalière avec la Birmanie, pays instable politiquement où l'épidémie fait rage.

Suite à une campagne de dépistage massif dans la ville frontalière de Ruili, les autorités sanitaires ont enregistré mercredi 15 nouveaux malades locaux. Parmi eux, 12 sont des Birmans.

Vaccination anti-COVID-19 à Sao Paolo (Brésil).
Photo : AFP/VNA/CVN

"Double choc dévastateur" 

Ailleurs dans le monde, l'Algérie a dépassé mercredi 7 juillet la barre des 500 contaminations quotidiennes, pour la première fois depuis novembre 2020, alors que le pays le plus peuplé du Maghreb craint de plus en plus une nouvelle vague de COVID-19.

Et en Australie, les autorités ont annoncé que le confinement en vigueur depuis fin juin à Sydney (Sud-Est) allait être prolongé d'au moins une semaine face à un regain épidémique, faisant état de 27 nouveaux cas de contamination.

En France, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a de nouveau appelé mercredi 7 juillet à une "vaccination massive" contre le COVID-19, "carte maîtresse" pour faire face au "risque d'une quatrième vague rapide" avec la hausse du variant Delta, qui "représente plus de 40% des contaminations" dans le pays.

Face à la situation mondiale, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a exhorté mercredi 7 juillet les pays du G20 à agir au plus vite en faveur des nations les plus pauvres, confrontées au risque d'un "double choc dévastateur".

"Elles risquent de perdre la course contre le virus; et elles pourraient manquer l'opportunité de se joindre à une transformation historique vers une nouvelle économie basée sur des fondements verts et numériques", a-t-elle estimé.

Elle a défendu la nécessité d'une approche multilatérale pour partager les vaccins et leur production.
 
AFP/VNA/CVN
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