>> La Bourse de Paris sur sa lancée après l'annonce d'un accord de paix
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| Logo de TotalEnergies à la raffinerie de Gronfreville-l'Orcher, près du Havre, dans l'ouest de la France, le 23 avril. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
"Le plafond est inférieur au prix de revient", a également précisé Patrick Pouyanné, ajoutant que le modèle intégré du géant pétro-gazier, du champ pétrolier jusqu'à la distribution, et de bons résultats permettent au groupe de "financer" ce plafonnement.
"On en est à peu près à 200 millions d'euros" de manque à gagner avec ce plafonnement du carburant depuis le début du conflit au Moyen-Orient, a déclaré le Pdg de TotalEnergies, interrogé par le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale française Eric Coquerel (LFI, gauche radicale).
Il s'agit d'un calcul approximatif, sur la base de ce qu'aurait pratiqué le groupe comme prix dans ses stations-service indépendamment de la crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient, précise-t-il.
"Il prend sur sa marge de distributeur pour pouvoir pratiquer ces prix-là" et est aidé par "le fait de maitriser toute la chaîne, comme il est aussi raffineur", explique un acteur de la grande distribution à l'AFP.
"Sur la partie distribution, il ne gagne pas d’argent, il en perd (mais) comme il maîtrise toute la chaîne de valeur, ça lui permet de s’en sortir, il augmente son flux, ses volumes", ajoute cette source.
Mercredi 17 juin, le Pdg a répondu pendant plus de deux heures au feu roulant des questions des députés de la commission des Finances sur sa fiscalité et la question des superprofits, et du rapporteur de la mission flash sur la taxation des carburants.
Le groupe est régulièrement critiqué pour la faiblesse de son impôt sur les sociétés en France, au regard de ses bénéfices mondiaux, et d'autant plus que le conflit au Moyen-Orient a dopé ses revenus pétroliers, ce qui a relancé le débat sur l'opportunité de taxer les "superprofits".
TotalEnergies a enregistré au 1er trimestre 4,96 milliards d'euros de bénéfices, un bond de 51% sur un an.
Devant les députés, le patron a de nouveau défendu son mécanisme de plafonnement, apprécié des consommateurs et salué par un gouvernement aux maigres marges budgétaires, répétant être "la seule compagnie pétrolière" à l'avoir fait dans le monde.
"Donc, critiquer cette mesure (...) j'avoue avoir du mal à le comprendre", a-t-il réagi, en réitérant aussi ses menaces de retirer le plafonnement en cas de surtaxation.
"Si le Parlement s'orientait vers une taxation supplémentaire, nous en tirerons les leçons (...). On ne peut pas vouloir nous prendre deux fois la même argent", a-t-il dit.
AFP/VNA/CVN



