>> Les tireurs vietnamiens n’iront pas aux 20es Jeux asiatiques la fleur au pistolet
>> Les athlètes vietnamiens en route pour les 20es Jeux asiatiques
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| La délégation vietnamienne lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux asiatiques, le 19 septembre au Japon. |
| Photo : VNA/CVN |
Après la libération du Sud et la réunification nationale en 1975, le Vietnam a retrouvé la scène des Jeux asiatiques (ASIAD) en 1982. Cette année-là, la délégation nationale n’avait remporté qu’une seule médaille, le bronze du tireur Trân Quôc Cuong. Il a ensuite fallu attendre douze ans pour voir tomber le premier titre asiatique : à Hiroshima, en 1994, le taekwondoïste Trân Quang Ha avait offert au Vietnam sa première médaille d’or dans la catégorie des moins de 58 kg. Ce sacre était d’ailleurs resté le seul titre vietnamien de cette édition.
Une rude concurrence
Depuis 1998 et jusqu’en 2022, le pays a toujours remporté au moins une médaille d’or aux ASIAD. Mais le total varie fortement selon la forme du moment et la capacité des athlètes à répondre présents dans les grands rendez-vous. Lors des ASIAD 2022 à Hangzhou, en Chine, la délégation vietnamienne avait décroché trois titres en tir, en sepak takraw et en karaté. Ces disciplines restent aujourd’hui les principales chances d’or du pays pour l’édition 2026, aux côtés de l’athlétisme, de l’aviron, du wushu et du taekwondo.
En tir sportif, les regards se tournent notamment vers Trinh Thu Vinh chez les femmes et Pham Quang Huy chez les hommes. Mais la discipline reste particulièrement exigeante, car les résultats dépendent étroitement de la stabilité, de la confiance et de l’état de forme des tireurs. À Hangzhou, Pham Quang Huy avait créé la surprise en remportant l’or au pistolet à air comprimé à 10 m, porté par une certaine liberté psychologique et sans pression excessive sur le résultat. Depuis ce titre asiatique, en revanche, il n’a plus remporté de médaille d’or individuelle dans les compétitions auxquelles il a pris part.
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| Le trio féminin du kata par équipes a offert, le 22 septembre, au Vietnam sa première médaille d’or aux ASIAD 2026. |
| Photo : VNA/CVN |
Pour retrouver le sommet, Quang Huy devra donc surmonter la pression et retrouver son meilleur niveau. Ses coéquipiers, parmi lesquels Trinh Thu Vinh, Thùy Trang, Mông Tuyên ou encore Minh Thành, devront eux aussi maîtriser l’enjeu mental pour espérer égaler, voire dépasser, les performances réalisées il y a quatre ans.
En sepak takraw, le Vietnam avait remporté l’or dans l’épreuve féminine par équipes de quatre joueuses. Ce résultat doit toutefois être relativisé : à Hangzhou, la Thaïlande n’était pas engagée dans cette épreuve, ce qui avait ouvert une véritable fenêtre d’opportunité pour la sélection vietnamienne. L’équipe féminine à quatre demeure donc le principal espoir de titre dans cette discipline, mais si la Thaïlande est bien au rendez-vous en 2026, la conquête de l’or s’annoncera beaucoup plus compliquée.
Le constat est similaire en karaté. Le Vietnam avait bien décroché l’or en kata par équipes féminin lors de la précédente édition, mais la concurrence y était alors très limitée, avec la participation du seul quatuor Vietnam - Malaisie - Brunei - Cambodge. Dans ce contexte, le titre vietnamien n’avait rien d’une surprise. À cela s’ajoute un autre facteur défavorable : au Japon, les ASIAD 2026 ne proposeront plus que huit épreuves médaillées en karaté, contre treize à Hangzhou. Autrement dit, les occasions de monter sur la plus haute marche seront encore plus rares.
Derrière ces disciplines phares, d’autres sports comme l’aviron, l’athlétisme, le wushu, le taekwondo, la natation, la lutte, le tir à l’arc, l’haltérophilie ou encore le volley-ball conservent des ambitions. Mais, là aussi, transformer l’espoir en médaille d’or relèvera d’un défi de très haut niveau.
Le Vietnam dispose donc de motifs d’espoir, sans pour autant avancer avec certitudes. Pour atteindre, voire dépasser, l’objectif fixé, ses athlètes devront aborder les ASIAD avec un maximum de concentration, une préparation optimale et une capacité à se transcender dans les moments décisifs. C’est à ce prix que la délégation vietnamienne pourra espérer créer la surprise sur la scène asiatique.
Quel beau départ pour le Vietnam
Dès la première matinée de compétition officielle à Toyohashi, dans la préfecture d’Aichi, au Japon, la délégation sportive vietnamienne a déjà décroché deux médailles de bronze. Une entrée en matière encourageante qui fait naître de grands espoirs pour la suite !
Le teqball a permis au Vietnam de monter sur le podium. Le duo formé par Nguyên Hoàng Minh Tân et Trinh Gia Nghi a décroché le bronze en double mixte après sa victoire 2-0 face à la paire indienne, sur les scores de 12-9 et 12-6. Cette médaille revêt une dimension particulière puisque le teqball, discipline mêlant football et tennis de table, fait pour la première fois son entrée au programme des médailles des Jeux asiatiques.
En karaté, Bùi Ngoc Nhi s’est distinguée dans l’épreuve de kata individuel féminin, faisant preuve d’une remarquable capacité à rebondir. Battue d’entrée par la Japonaise Ono Maho, la représentante vietnamienne a parfaitement négocié les repêchages, s’imposant successivement face à une adversaire sud-coréenne puis à une Singapourienne. Dans le match pour la médaille de bronze, elle a dominé la Singapourienne Leong Wai Yee Shannon sur le score de 4-1, offrant au Vietnam son premier podium en karaté dans cette édition.
Mieux encore, le trio Nguyên Ngoc Trâm, Bùi Ngoc Nhi et Hoàng Thi Thu Uyên a réalisé, le 22 septembre, une performance remarquable en battant l’adversaire iranien pour décrocher une médaille d’or dans l’épreuve de kata par équipe féminine.
Concernant le football, l’équipe masculine vietnamienne U23 et l’équipe féminine vietnamienne se sont toutes deux qualifiées pour les quarts de finale des ASIAD 2026.
Phuong Nga/CVN



