10/10/2016 15:18
L'obtention des échantillons de Mars a longtemps échappé aux scientifiques en raison de la distance entre la planète rouge et la Terre, mais cela pourrait devenir une réalité dans la prochaine décennie grâce à une coopération internationale, selon un officiel de la NASA.
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Photo publiée le 23 août montrant le concept décrivant ce à quoi ressembleraient le rover et l'atterrisseur utilisés sur Mars.
Photo : Xinhua/VNA/CVN

Charles Whetsel, directeur du Bureau d'élaboration du programme Mars au Laboratoire de propulsion à réaction de la NASA, estime que les échantillons pourraient être récupérés par un type de relais spatial en utilisant des robots pour les ramasser et des vaisseaux spatiaux pour les amener à la Lune, où les humains pourraient alors les prendre.

Une collaboration internationale entre plusieurs pays pourrait permettre aux chercheurs d'étudier la planète rouge pour détecter des signes de vie, a déclaré M. Whetsel lors du 67e Congrès international d'astronautique tenu cette semaine à Guadalajara, dans l'ouest du Mexique.

"Nous tenons à le faire au milieu des années 2020. La mission (Mars Rover) pour 2020 sur laquelle nous travaillons actuellement permettra de recueillir des échantillons que nous pensons être bons et utiles d'apporter à la Terre", a précisé M. Whetsel.

Pourquoi ceci n'a pas été réalisé avant ?

"Cela a beaucoup à voir avec des considérations financières", a expliqué M. Whetsel, car le coût de la mission complexe reste trop élevé pour être financé par un seul pays.

"Lorsque vous voyagez vers Mars, la chose la plus pratique est de ne pas retourner directement à la Terre. Vous devez aller d'abord dans l'orbite de Mars et puis demander à un autre vaisseau spatial de vous rencontrez dans cette orbite et puis ramener les échantillons", a indiqué M. Whetsel.

"Nous ne sommes jamais rentrés d'une mission autre que celle sur la Lune", a-t-il dit.

Il est prévu que la mission 2020 va recueillir environs 30 échantillons, pesant seulement un total de 500 grammes, qui devront être ramenés sur Terre pour l'analyse, parce que des laboratoires spéciaux sont nécessaires pour réaliser ces études, a-t-il affirmé.

"L'idée est d'acquérir des échantillons de roche de l'histoire lointaine de Mars, quand on sait qu'il faisait chaud et humide et il y avait de l'eau", a-t-il souligné.

La distance entre la planète rouge et la Terre varie, mais la plus courte est de quelque 56 millions de kilomètres.
Xinhua/VNA/CVN

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