10/01/2017 18:29
Le gouvernement mexicain pourrait se tourner vers l'OMC si Donald Trump décidait de lui imposer des taxes douanières, a souligné lundi 9 janvier l'Association mexicaine de l'industrie automobile (AMIA), qui a informé que les exportations de véhicules vers les États-Unis s'étaient accrues de près de 10% en décembre.

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Les exportations de véhicules fabriqués au Mexique vers les États-Unis se sont accrues de près de 10% en décembre.
Photo : AFP/VNA/CVN


Pour taxer l'importation d'automobiles en provenance du Mexique, les États-Unis devraient d'abord quitter le traité de libre-échange nord-américain (Alena), a rappelé Eduardo Solis, président de l'AMIA.

Si le président américain élu choisissait cette option, les États-Unis resteraient toutefois assujettis aux règles de l'Organisation mondiale du commerce -dont ils sont membres- et "qui leur interdit d'imposer des taxes supérieures à 2,5%" pour les véhicules légers et "de 25% pour les pickups", selon M. Solis.

En cas de dépassement de ces plafonds, le gouvernement mexicain serait alors en droit de saisir cet organisme.

L'association mexicaine a également informé qu'en 2016 un peu plus de 3,4 millions de véhicules légers avaient été fabriqués au Mexique, soit 2% de plus qu'en 2015.

Plus de 2,7 millions de ces véhicules ont été exportés, dont 77% vers les États-Unis et 8,9% vers le Canada.

Les cinq principaux exportateurs depuis le Mexique étaient en 2016 en volume, General Motors, Nissan, Fiat Chrysler, Ford et Volkswagen, tandis que Toyota, qui a récemment été pointé du doigt par Trump, figure seulement au huitième rang avec 135.000 véhicules exportés, selon l'AMIA.


AFP/VNA/CVN

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