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| M. Lâm considère ces oiseaux migrateurs comme ses enfants, qui ont besoin de soins et de protection. |
| Photo : CTV/CVN |
Hà Van Lâm et son épouse Nguyên Thi Luyên, de la commune de Gia Phong, province de Ninh Binh (Nord) se sont engagés dans une mission de préservation, veillant bénévolement sur l’habitat des cigognes pour les mettre à l’abri des braconniers.
“Chaque après-midi, des nuées de cigognes blanches traversent le ciel en criant, se perchant sur les arbres, offrant un tableau de nature saisissant”, raconte M. Lâm.
Depuis 2006, M. Lâm loue des terres alluviales pour l’agriculture. Il y a repéré une zone de deux hectares de marécages où poussent des arbres et des roseaux. Il y a des années, il a embauché des habitants pour aménager des berges et planter davantage d’arbres pour abriter le bétail. Au fil du temps, ces arbres sont devenus un refuge pour de nombreux oiseaux.
“Ma famille a dépensé près de 100 millions de dôngs (environ 3.800 dollars) pour louer la terre, construire des digues et planter des bambous et d’autres arbres, offrant ainsi aux oiseaux un lieu où se percher et nicher à l’abri des chasseurs, explique M. Lâm. Beaucoup de gens me trouvaient fou ou excentrique, mais cela m’est égal. Je veux juste protéger les cigognes".
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| Photo : CTV/CVN |
En période de crue, lorsque le niveau de la rivière s’élève, le nombre de braconniers diminue, note M. Lâm. Depuis fin 2015, des milliers de cigognes, principalement des hérons et des garde-bœufs, se sont établies dans la région. Elles se nourrissent le jour et reviennent au crépuscule. Pendant la saison de reproduction, de novembre à avril, elles nichent en grappes denses dans les arbres. Lorsque ceux-ci perdent leurs feuilles, l’endroit se pare d’un blanc éclatant, entièrement recouvert de cigognes.
“Je pense que c’est une terre bénie où les oiseaux se rassemblent naturellement. C’est pour cela qu’elles ont choisi de s’installer ici. Il y a de nombreuses forêts similaires le long de la rivière Hoàng Long, mais peu d’endroits accueillent autant de cigognes qu’ici, juste en face de chez moi”, dit M. Lâm avec fierté.
Des gardiens vigilants
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| Pendant la saison de nidification, M. Lâm patrouille régulièrement, ramassant les œufs ou les oisillons tombés au sol pour les remettre dans leurs nids. |
| Photo : CTV/CVN |
La saison de reproduction coïncide avec une recrudescence du braconnage. La nuit, lorsque les cigognes crient et tournent en rond près de sa maison, M. Lâm accourt. Il a surpris des braconniers à de nombreuses reprises. Ce n’est qu’après qu’il leur explique qu’il protège les oiseaux qu’ils acceptent de partir. “Certaines nuits, je suis réveillé par leurs cris d’alarme. Elles s’envolent jusqu’à mon porche, à 200 m de la forêt, comme pour me prévenir et demander de l’aide”, raconte-t-il.
Selon Nguyên Duc Dinh, chef du hameau de Mai Son 1, M. Lâm a loué environ 7,2 ha de terres alluviales auprès de l’ancien Comité populaire de la commune de Gia Lac pour y cultiver du riz et planter des arbres pour les cigognes. M. Dinh ajoute que les habitants soutiennent les efforts de M. Lâm et que les autorités mènent des campagnes de sensibilisation pour décourager la chasse.
Hà Van Lâm est reconnu pour son dévouement, notamment lorsqu’il s’agit de soigner des cigognes blessées jusqu’à leur guérison complète. Pendant la saison de nidification, lui et son épouse patrouillent régulièrement, ramassant les œufs ou les oisillons tombés au sol pour les remettre dans leurs nids. Pour lui, la colonie d’oiseaux est comme sa propre famille, qui a besoin de soins et de protection.
Huong Linh/CVN





