29/06/2022 18:14
Uber est parvenu à un accord avec un important syndicat australien, après des années de bataille juridique et des négociations, pour renforcer les droits de 100.000 chauffeurs et livreurs de produits alimentaires.
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Uber et le syndicat affirment qu'ils soutiennent la mise en place d'une autorité indépendante par le gouvernement australien pour créer des normes dans le secteur.
Photo : AFP/VNA/CVN

Transport Workers Union - l'un des syndicats les plus critiques envers Uber - a signé cet accord avec l'entreprise américaine mardi soir 28 juin, les deux parties se mettant d'accord sur des normes minimales pour tous les salariés et le droit de se syndiquer.

Dans un communiqué commun, Uber et le syndicat affirment qu'ils soutiennent la mise en place d'une autorité indépendante par le gouvernement australien pour créer des normes dans le secteur. La "gig economy" - qui emploie des travailleurs indépendants de façon temporaire pour des activités de courte durée - a crû rapidement depuis le lancement d'Uber en 2009.

Mais ce modèle fait l'objet de critiques croissantes sur les conditions de travail et les dangers subis par les salariés, notamment en Australie après une série de décès de livreurs pendant l'épidémie de COVID-19 lorsque la demande a explosé.

Une étude de 2020 menée par le syndicat Transport Workers Union a montré que 73% des liveurs de produits alimentaires s'inquiétaient de "sérieuses blessures ou décès au travail", même si les considérations de sécurité ne sont pas limitées à l'Australie ou à Uber.

Un tribunal australien a estimé la semaine dernière qu'un salarié du secteur, Xiaojun Chen tué en 2020 pendant qu'il travaillait pour le service de livraison de nourriture Hungry Panda était un employé, et non pas un prestataire. Sa famille a obtenu 573.000 USD, censés être la première compensation de ce type pour un employé de la "gig" en Australie.

Le directeur général d'Uber en Australie Dom Taylor a admis que la société et le syndicat "ne peuvent pas apparaître comme des alliés objectifs" mais que l'accord entre les deux parties "améliorerait les protections des travailleurs". "Nous voulons voir émerger un terrain de jeu égal pour notre secteur d'activité et préserver la flexibilité que les travailleurs à la demande apprécient le plus", a-t-il dit.

L'accord de mardi 28 juin intervient après l'élection en mai d'un gouvernement de centre-gauche qui a soutenu les réformes pour protéger les employés du secteur.

AFP/VNA/CVN
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