Transitions du 3e Plénum : marqueurs du succès de la rationalisation de l'État

Dans son discours d’orientation prononcé lors du troisième Plénum du Comité central du Parti communiste du Vietnam du 14e mandat, le 20 juillet 2026, le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, a souligné que cette réunion devait traduire les orientations définies par le XIVe Congrès national du Parti en décisions capables de libérer les ressources du pays.

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Séannce d'ouverture du  3Plénum du Comité central du Parti communiste du Vietnam du 14e mandat, le 20 juillet 2026.
Photo : VNA/CVN

La première transition consiste à passer de la réorganisation des structures à l’amélioration des capacités de direction du Parti, de l’exercice du pouvoir ainsi que de la qualité de fonctionnement du Parti, de l’État et de l’ensemble du système politique.

Plus d’un an après la vaste réorganisation administrative, l’appareil de l’administration publique à tous les échelons a été allégé. Les niveaux intermédiaires ont été réduits, les compétences et attributions des organismes publics progressivement clarifiées, tandis que la décentralisation et la délégation de pouvoirs ont été renforcées, avec une attention accrue portée au rôle des autorités locales de base.

Au niveau central, la structure gouvernementale est passée de 22 à 17 ministères et organismes équivalents, tandis que le nombre d’organismes rattachés au gouvernement a été réduit de huit à cinq. Les structures internes des ministères ont également été revues, avec une réduction importante du nombre de directions générales, départements, sous-départements et organismes équivalents, ainsi que la suppression du modèle des directions générales.

Au niveau local, le pays compte désormais 34 unités administratives provinciales. Les 3.321 unités administratives communales comprennent désormais 2.621 communes, 687 quartiers et 13 zones administratives spéciales, tandis que les 696 districts ont cessé leurs activités.

Cette rationalisation de l’appareil de l’État et du système politique, du niveau central au niveau local, vise à réduire les dépenses courantes, qui représentent près de 70% des dépenses budgétaires de l’État, contre seulement 48 à 50% dans les pays dotés d’une administration moderne.

Des dépenses courantes aussi élevées limitent les ressources consacrées à l’investissement pour le développement, ce qui comporte le risque de prendre du retard, de tomber dans le piège du revenu intermédiaire, de réduire la compétitivité nationale et de menacer l'objectif de faire de notre pays un pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure d'ici 2030, puis à revenu élevé en 2045.

Toutefois, cet objectif n’est pas une fin en soi. La rationalisation de l’appareil constitue un moyen au service d’une ambition plus large.

Centre de services administratifs publics du quartier Thu Duc, Hô Chi Minh-Ville. 
Photo : VNA/CVN

Selon le secrétaire général et président de la République, cette rationalisation de l'appareil ne représente que la condition préalable permettant au pays d'évoluer vers une "version" plus complète. Il s’agit de rendre la direction du Parti plus efficace, la gouvernance de l’État plus performante, le fonctionnement de l’appareil public plus rapide, les services rendus à la population plus efficients et, au final, d’améliorer le niveau de vie des citoyens.

Objectivement, la réorganisation des structures permet d’éliminer les gaspillages, de réduire les lourdeurs administratives et de simplifier les organisations ainsi que les procédures. Mais ces efforts perdraient tout leur sens si l’appareil d’État ne devenait pas plus réactif, plus performant et plus efficace, sans amélioration tangible de la qualité des services rendus à la population.

La rationalisation actuelle ne pourra être considérée comme une réussite que si elle permet au pays de passer d’une simple réorganisation mécanique de l’ensemble du système politique à une amélioration réelle de sa qualité de fonctionnement.

Le système politique vietnamien comprend le Parti, l’État, le Front de la Patrie du Vietnam ainsi que les organisations sociopolitiques. Il repose sur une organisation unifiée placée sous la direction du Parti communiste du Vietnam.

Le premier indicateur de réussite de cette transition destinée à libérer les ressources nationales réside dans le renforcement de la capacité du Parti à adopter des politiques adaptées à chaque étape du développement de la révolution vietnamienne. Les résolutions et directives adoptées doivent être en mesure de lever rapidement les principaux obstacles au développement du pays.

L’amélioration des capacités de direction du Parti se traduit également par un renouvellement de son mode d’exercice du pouvoir, afin de mettre rapidement les orientations en application.

Un État bien gouverné se distingue aussi par l’abandon d’une logique de gestion fragmentée et fondée sur les intérêts locaux au profit d’une gouvernance unifiée de l’espace de développement national. Il exerce son rôle à travers une régulation macroéconomique et crée un environnement d’investissement ouvert et équitable.

Une bonne gouvernance suppose également que les administrations passent d’une logique réactive de gestion des urgences à une démarche proactive fondée sur l’anticipation et la maîtrise des risques environnementaux, sécuritaires et économiques. Les chevauchements de compétences entre les organismes publics sont éliminés, tandis que les fonctionnaires travaillent selon le principe : clarté des personnes chargées, clarté des tâches, clarté des délais, clarté des responsabilités, clarté des résultats et clarté des compétences.

L’un des signes d’une gouvernance performante réside également dans l’application des technologies aux procédures administratives afin de mieux servir les citoyens, en plaçant ces derniers au cœur de l’action publique.

Au niveau local, le pays compte désormais 34 unités administratives provinciales. 
Photo : VNA/CVN

L’indicateur le plus important de la qualité de la gouvernance demeure toutefois la confiance et la satisfaction de la population. Celles-ci ne peuvent être obtenues qu’en remplaçant la logique d’un "État gestionnaire" par celle d’un "État au service de la population et créateur de développement".

L’amélioration des conditions de vie des citoyens constitue à la fois le critère d’évaluation de la qualité de la gouvernance de l’État et l’objectif commun de cette première transition. Elle représente également la finalité essentielle de la stratégie de développement menée par le Parti et l’État.

Toutes les orientations et décisions du Parti et de l’État poursuivent un objectif suprême : servir la Patrie, servir le peuple et améliorer constamment les conditions de vie matérielles et spirituelles de la population.

Comme l’a déclaré Tô Lâm lors du premier Congrès du Comité du Parti de Hô Chi Minh-Ville, le 14 octobre 2025 : "Dans la nouvelle ère, le développement ne se mesure pas uniquement au rythme de la croissance économique, mais aussi à la qualité de vie, au niveau de prospérité et au bonheur de la population".

VNA/CVN

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