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| Dans un supermarché à Bangkok (Thaïlande). |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Les autorités thaïlandaises estiment que le conflit au Moyen-Orient accroît les risques pesant sur les perspectives de croissance économique du pays.
Danucha Pichayanan, secrétaire général du Conseil national du développement économique et social (NESDC), a indiqué que l’institution a élaboré quatre scénarios possibles afin de réévaluer la trajectoire économique de la Thaïlande cette année.
Dans le premier scénario, si les combats s’étendent mais prennent fin dans un délai de deux mois, les perturbations du transport de carburant via le détroit d’Ormuz et la mer Rouge ne seraient que temporaires et n’endommageraient pas davantage les infrastructures énergétiques. L’approvisionnement en pétrole reviendrait progressivement, avec un prix moyen de 85 à 95 dollars le baril. Toutefois, les marchés financiers resteraient volatils, les investisseurs se tournant vers des actifs refuges, tandis que la monnaie thaïlandaise s’affaiblirait. La croissance du PIB tomberait à 1,4% et l’inflation atteindrait 2,7%.
Impacts économiques
Dans le deuxième scénario, si le conflit s’intensifie et dure de trois à cinq mois, les infrastructures pétrolières pourraient être endommagées, entraînant une perturbation prolongée de l’approvisionnement. Le prix du pétrole grimperait entre 105 et 115 dollars le baril, resserrant l’offre énergétique mondiale, alimentant l’inflation et perturbant les chaînes d’approvisionnement industrielles. De nombreuses économies, dont celle de la Thaïlande, pourraient entrer en phase de stagnation. La croissance du PIB tomberait alors à 0,9%, tandis que l’inflation atteindrait 4,4%.
Dans un troisième scénario plus grave, si le conflit dure de six à neuf mois, l’approvisionnement énergétique du Moyen-Orient resterait perturbé même après la fin des hostilités, faisant grimper les prix du pétrole à 135-145 dollars le baril. L’économie mondiale pourrait entrer en récession sévère, avec des perturbations généralisées des chaînes d’approvisionnement, une fragmentation du commerce et des pénuries d’énergie et de denrées alimentaires. Dans ce cas, la croissance du PIB thaïlandais chuterait à 0,2%, tandis que l’inflation bondirait à 5,8%.
Dans le pire scénario, si le conflit s’étend à une échelle plus large au-delà du Moyen-Orient, le monde entrerait dans une récession mondiale prolongée. Dans ce contexte, la Thaïlande ne serait plus en mesure de prévoir avec précision les prix du pétrole, l’inflation ou la croissance économique.
VNA/CVN




