29/05/2022 13:53
Le parcours rêvé s'est brutalement arrêté au 3e tour samedi 28 mai à Roland-Garros pour Gilles Simon, qui y faisait sa dernière apparition, Léolia Jeanjean et Alizé Cornet, mais également pour Paula Badosa et Aryna Sabalenka qui laissent Iga Swiatek quasiment seule.
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Le Français Gilles Simon, pose avec un trophée reçu pour sa dernière participation au tournoi de Roland-Garros, après sa défaite face au Croate Marin Cilic, le 28 mai. Photo : AFP/VNA/CVN

Les espoirs français de retrouver un Tricolore en 8es de finale ne reposent plus que sur les jeunes épaules de Hugo Gaston qui affronte en session nocturne le Danois Holger Rune.

La der de Gillou

Le 17e et dernier Roland-Garros s'est arrêté brutalement pour Gilles Simon (158e mondial) sur une sévère défaite 6-0, 6-3, 6-2 face au Croate Marin Cilic (23e). Mais pour l'ex-No6 qui rangera définitivement ses raquettes à la fin de la saison, parvenir au 3e tour était déjà une réussite.

"Honnêtement, je suis très heureux. J'ai fait et mis tout ce que j'avais à mettre. Je ne peux plus bouger la hanche droite, mais ce n'est pas grave. Cela aurait dû être comme ça dès le premier tour. Je me sens juste extrêmement chanceux", a commenté Gillou. Lui qui craignait le "ridicule" avec une défaite de ce type dès le premier tour, se satisfait d'avoir remporté deux matchs, d'avoir profité du soutien inconditionnel du public et de tirer sa révérence sur les courts de la Porte d'Auteuil après une défaite face à Cilic.

"Je me sens vraiment chanceux d'avoir eu l'occasion de jouer trois matchs ici. Je me sens aussi très chanceux d'avoir joué mon dernier match contre quelqu'un que j'admire beaucoup. Je suis très heureux que ça ait été contre lui", a insisté le futur retraité de 37 ans.

Déçu surtout de ne pas avoir fait mieux contre un adversaire qu'il avait jusque-là battu six fois en sept confrontations, Simon a tenu à souligner la qualité du tennis déployé par Cilic. "On parle beaucoup sur un dernier Roland-Garros du côté émotionnel et très peu du niveau de jeu. Mais il a fait un sacré match ! Je crois qu'il a fait trois fautes ! En tout cas, il n'en a pas fait assez !", a insisté le Français.

Les désillusions

Fin de parcours également pour Léolia Jeanjean (227e) qui avait surpris son monde lors des deux premiers tours de son tout premier Roland-Garros mais qui a buté contre la Roumaine Irina-Camelia Begu (63e). Battue 6-1, 6-4, la Française de 26 ans n'a pas réussi à "déranger" son adversaire. Mais ce qu'elle retient, c'est "le pur bonheur d'avoir pu vivre ce genre de moments".

Alizé Cornet, elle, a vécu une fin bien plus amère. Souffrant d'une déchirure aux adducteurs, elle a dû abandonner face à la Chinoise Qinwen Zheng (74e), alors qu'elle était menée 6-0, 3-0, et a quitté le Central sous les sifflets. "Ce qui m'a fait le plus de mal, ce n'est peut-être pas la blessure, mais le fait que certains aient osé me siffler quand j'abandonne", a regretté la No1 française les larmes aux yeux.

La Roumaine Irinia-Cameélia Begu (gauche), victorieuse (6-1, 6-4) de la Française Léolia Jeanjean, au 3e tour du tournoi de Roland-Garros, le 28 mai.
Photo : AFP/VNA/CVN

Gros regrets également pour Paula Badosa (4e) et Aryna Sabalenka (7e). L'Espagnole a abandonné alors qu'elle était menée 6-3, 2-1 par la Russe Veronika Kudermetova (29e), quand la Bélarusse a été renversée par l'Italienne Camila Giorgi (30e), 4-6, 6-1, 6-0.

Avant même la seconde semaine du tournoi, le tableau féminin est ainsi vidé de sa substantifique moelle : la No1 mondiale Iga Swiatek, grande favorite avant le coup d'envoi, n'a plus aucune rivale dans le Top 10 et une seule du Top 15, l'Américaine Jessica Pegula.

Tsitsipas et Medvedev trop forts

Le No2 mondial Daniil Medvedev, qui goûte peu la terre battue, n'en a pas moins été impressionnant dans cette première partie du tournoi. Avec sa victoire express contre le Serbe Miomir Kecmanovic (31e) 6-2, 6-4, 6-2 en 1h48, le Russe s'est hissé en 8es de finale sans perdre le moindre set et n'a passé que 6h01 sur le court en trois matchs. Il n'a même jamais été breaké du tournoi. "Sur terre c'est inhabituel (de ne jamais perdre son service), même Rafa (Nadal), ça ne lui arrive pas", a-t-il plaisanté.

De son côté, Tsitsipas, finaliste l'an dernier, a enfin eu un tour tranquille: après s'être sorti du piège Lorenzo Musetti (66e) en cinq sets et 3h34, après avoir remporté un marathon de 4h contre Zdenek Kolar (134e), il a balayé le Suédois Mikael Ymer (95e) 6-2, 6-2, 6-1 en 1h32. "Cette fois, je me sentais plus libre (de jouer mes coups), plus en confiance", s'est félicité le No4 mondial.

AFP/VNA/CVN




 

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